4 mars 2009
Tobago et Antilles du sud
L'Ile de Tobago, ancienne possession anglaise, faisant maintenant parti de la République Trinidade et Tobago, est parsemé de baies, surplombé de montages abruptes dont les flancs sont couverts d' une végétation tropical dense. De petits villages se cachent au fond de plusieurs de ces baies. Des maisons colorées et fleuries décorent les flancs de montagnes.
Scarborought est la cité névralgique de Tobago et c'est là que Brania mouillera l'ancre au matin apres un peu plus de trois jours de mer. Quelques voiliers sont mouillés pres de nous, mais l'endroit n'est pas terrible a cause du petit port un peu bruyant. C'est un voyageur français, rencontré sur le ponton, qui me dit que Charlotteville au nord est beaucoup plus attrayante.
Je met donc tout de suite le cap pour Charlotteville afin d'y arriver avant la nuit. Entrant dans la baie des Pirates au fond de laquelle le village de Charlotteville m' apparait avec ses jolies barques de pêche ancrés pres de la plage. Comme fond de toile, le village est bordé de ces falaises verdoyantes. Avec le silence et la lumiere du soleil couchant, ce paysage devient d'une beauté a coupé le souffle.C'est l'ancre et sa chaîne, déboulant de la baille à mouillage,
qui viennent briser ce silence contemplatif que j'avais.
Le village de Charlotteville avec sa grande baie est bien jolie et les villageois sont sympathiques et vivent bien sûr surtout de la pêche, mais de plus en plus du tourisme. Une bonne quinzaine de voiliers sont mouillés dans la baie des Pirates. J'adore le nom de cette baie, il ne me manque que le cache-oeil parce qu'à part ça avec mon short dont le bas est tout effiloché parce que j'avais coupé les jambes d' une vieille paire de jean en Afrique, ma barbe de trois jours et mes cheveux long de trois mois, j'ai l'air d'un pirates des caraïbes. A L'ABORDAGE.
Brania visitera la plupart des baies du côté caraïbe de Tobago, toutes, quand même assez rouleuses.C'est de Plymouth que je visiterai l'intérieur de l'île en autobus, ici bon marché.De cette visite, j'apprendrai qu'une grande bataille naval a eu lieu en fevrier 1677 entre les gentils français et les méchants hollandais. Je n'ai aucun parti pris.Plus de 2000 hommes ont péri dans cette bataille a coup de boulets de canons que les cousins ont perdu d'ailleurs, mais gagné en décembre suivant afin de reprendre l'île qu'ils ont dû remettre aux anglais lors du traité de Paris. Le même traité ou les cousins ont dû remettre aussi le grand Canada et ses arpents de neige pour ne garder que St-Pierre et Miquelon, la Martinique et la Guadeloupe. Ce n'est pas de mes affaires, mes je crois que les cousins se sont fait passer un sapin.
Un beau gros canon en cuivre ornée de fleurs de lys retrouvé récemment dans la baie est bien mit en valeur a côté de deux canons tout rouillés des hollandais.
De ce grand voyage entreprit en juillet dernier, Tobago est le dernier endroit qui m'était inconnu. Dorénavant, je serai en terre connue et pour ma part,la prochaine étape n'aura plus rien à voir au niveau des découvertes. Bien loin est maintenant l'Afrique,sa brousse, ses fleuves et les peuplades qui les entourent. Bien loin aussi l'Espagne , ses villes et ses grandes baies. Le Brésil et ses musiques, La France,son patrimoine et les amis(es).
Dans les Antilles, c'est un autre monde, celle du touriste qu'on tente de siffonner a fond. Bientôt on y taxera le vent. Merde, je leurs ai fait penser...
Par chance, des amis viendront me rejoindre à Ste-Lucie passer quelques semaine à bord.
C'est de Ste-Lucie, bien connue pour ses deux Pitons que Michel retourne au Québec. Depuis plus de quinze ans maintenant qu'il n'a pas vu l'hiver et qu'il navigue sans cesse.
Une nouvelle vie l' attend au pays du manteau blanc. Je lui souhaite tout le bonheur du monde.
De plus, son ami, Serge, se bat chaque jour contre un cancer qui gagne du terrain. Serge connait bien Brania pour y avoir navigué. Il était là au départ de Québec, venu nous salué et nous souhaiter bon voyage malgré une faiblesse extrême. Il ne cesse de nous suivre suivant mes résumé et Dieu sait à quel point il aurait aimé faire parti de l'équipage du Brania . J'ai encore cette lettre que tu m'a écrite Serge. Sans ça, tu y serais, toute un honneur pour moi. Mais la vie ne veut pas toujours et ne tient qu'à un brin de fil, toi ça tu le sais.
Richard, Michèle et leurs deux enfants, Camille et Victor embarquent à bord. Quelques jours de petites navigations sous le vent de Ste-Lucie afin d'ammariner mon nouvel équipage. Baignade et bon temps entouré des paysages montagneux de Ste-Lucie agrémentes nos mouillages des différentes baies de l'île.
A Rodney Bay, je retrouve Gervais et Monique de Taranga. Je les avais rencontré aux Canaries et nous avions fait un bout de chemin ensemble jusqu'à Dakar. De belles retrouvailles.
Étant donné qu'en Martinique les épiceries sont vides, à cause d'une grève, nous profitons de notre séjour à Ste-Lucie pour faire le plein de denrées fraîches et hop, en route pour la Martinique. Camille a le mal de mer, mais elle est courageuse et paie le prix de passage à Neptune et elle l'assume tres bien. Apres quelques heures, Brania est ancré dans la baie Ste-Anne au sud de la Martinique.
Le Lendemain, tôt le matin, Yves du voilier La Rencontre, lui aussi rencontré à Dakar, arrive en trombe sous voile et nous frôle la poupe en nous saluant, affale ses voiles, mouille l'ancre, met son dinghy à l'eau, tout ça en moin de deux minutes et vient a bord de Brania, heureux qu'on se retrouve. Mon équipage est impressionné. Il en est à sa quatrieme traversée de l' Atlantique en solitaire avec son voilier de vinght-cinq pieds. Lors de la derniere traversée, qu'il a trouvé difficile, son gouvernail a cassé à pres de cinq cent milles au large de la Martinique. Il a mit deux jours à imaginer avec les moyens du bord un systeme de gouvernail en utilisant les deux rames du dinghy. C'est tout un bonhomme.
De plus, Françoise, une bonne amie de Rochefort, est là elle aussi sur son voilier en alu Vitamine, qu'elle retape depuis six mois. Inutile de vous dire qu'en soirée à bord de Brania, un bon repas nous réunis tous à se remémorer les souvenirs de nos péripéties de France et d' Afrique.
Yves m'a fait part de ce qu'il a trouvé le plus difficile lors de sa dernière traversée , c'est la soltude. Il aimerait naviguer de concert avec Brania étant donné que je connais bien les Antilles.C'est donc accompagné de La Rencontre que Brania mouille dans les baies et les anses de la Martinique et découvrons une caverne dont l'intérieur est garnie de chauve-souris, une crevasse que nous avons exploré en apnée pres de l'anse Dufour, le mont Pelé, toujours en activite pres de St-Pierre. Autant de découverte pour nous et les enfants Camille et Victor.
De St-Pierre, en route pour la Dominique.L'ile nature des Caraïbes. Montagneuse et luxuriante, elle est un bijoux dont les dominicains sont fiers et ont appris de la bonne façon à la faire découvrir aux touristes. Nous avons visité, sous une légere pluie que les insulaires nomment "liquid of sunshine" parce qu'elle ne mouille pas, la chute Victoria pour laquelle nous avons marché pres de deux heures à travers la "rain forest" dans des sentiers de boue, de roches, traversant la rivière blanche à plusieurs reprises dans un courant assez fort. Mais tout ces efforts en valaient la peine lorsque la chute nous apparue, tombant avec fracas dans une piscine de roches naturelles entourée de la végétation dense propre à la Dominique.
Roseau, capital de la Dominique, est vivante et nous attires dans ses ruelles étroites jonchées de marchandises de toutes sortes desquels les marchands sont tres respectueux.
Au jardin botanique de l'endroit, nous, nous sommes bien marré en se balançant comme Tarzan, mon idole d'antan, avec les liannes d'un gros arbres en criant, bien sûr, le cris approprié; ah ah AH AH ah...
De Portsmouth, au nord-ouest de la Dominique, Richard, Michèle et les enfants vont quitter Brania pour retourner au Québec apres une bonne dizaine de jours de découvertes. Nous avons profité de chaque moment ensemble et je sais bien que Richard n'a pas l'envie ni le goût du tout de retourner au boulot lundi matin. Courage, courage.
Quant a moi, pour la première fois depuis le dépard de Québec, je serai seul à bord à faire les manoeuvres, tout un changement que je vais bien aimer en attendant la visite.
Allez, Pirate d'eau douce, hisse la grande-voile de ton bateau, L' archipel de Saintes t'attend. Cap au nord Brania.
Sylvio Côté
Du Brania
16 février 2009
Guyane Française et les Iles du Salut
Dû au courant portant que j'avais sous-estimé, Brania n'a mit que cinq jours pour couvrir les milles milles séparant Fortaleza de Cayenne en Guyanne Française. Navigation facile, pour retourner dans l'hémisphere nord a part les grains surnois qui nous tombaient dessus sans carte d'invitation. Durant ces nuits sans lune, on ne pouvais les voir venir tellement il faisait noir. Donc nous avons eu, Michel et moi, quelques quarts forts occupés a gérer la voilure nécessaire afin de répondre au coup de vent.
Lauréat (c'est le nom de mon grand-pere,que j'aimais beaucoup, travailleur acharné, duquel j'ai baptisé le régulateur d'allure),barre le bateau sans arrêt dans toutes les conditions de mer depuis le tout début et ce, durant toutes les grandes traversées sans broncher.Il n a besoin que de vent et d'eau comme énergie, me faisant économiser beaucoup d'énergie électrique et de plus me rend completement indépendant des bris de pilotes électriques et leurs électroniques. Je vous jure, lors de voyage antécédant qu' être obligé de barrer jours et nuits a cause de bris de pilote, n'a rien de réjouissant. Lauréat, lui, je ne m'en passerais plus en longue navigation.C'est un gros avantage a la liberté de navigation et a l'indépendance qu'il procure. Et même dans ces grains traîtres, il maintient le cap assez bien, malgré que le bateau peut filé jusqu'a 12 noeuds. Impressionnant quand même.
Sitôt apres avoir passé au large du fleuve Amazone, l'eau de la mer est devenue verte puis brune, portant bien sûr, les alluvions du grand fleuve. L'Amazone me fascine depuis longtemps et me fait rever. Mais pour le découvrir pleinement, a lui seul je crois qu' il mérite un long voyage. Ce sera pour une autre fois, mais pour l'instant, j'ai le regard tourné vers lui.
C'est dans la riviere Mahury que Brania prend un mouillage pres d'une petite marina a laquelle une vinghtaine de voiliers sont amarrés. Tous français, ils sont ici pour refaire la caisse de bord, parce qu' a part de ça, il n y a pas grand chose dans le coin a voir. Par contre
avec Ronan et Aurélie, je me suis lié d'amitié. Ronan navigue depuis cinq ans et a passé six mois en Casamance, donc nous en avions a nous raconter. Avec eux, je visiterai Cayenne qui est une jolie petite ville. Nous avons été a une parade tres colorée du carnaval Guyanais, quoi que plus tranquille que les pré-carnavals brésiliens, j'ai bien aimé l'ambiance tres familiale du carnaval ici.
C'est a bord de Coriana, le voiler en acier de Ronan et Aurélie dont l'ambiance intérieur est tres chaleureuse, et tout en buvant un bon café,que le sujet des Iles du Salut est venu sur la table. Moi, j'en ai entendu un peu parler, mais même sur mes cartes électroniques, je n ai aucun détail. Ronan en fouillant quelque peu, en trouve une sur papier assez précise. Aurélie a vraiment le goût d'aller faire un tour la-bas et c'est a bord de Brania que le lendemain matin nous partons tous les quatre. Un autre voilier français nous suit, c'est Stardust, le voilier de Jean-Marc, Eveline et de Corantin. Ils entamment leur troisième tour du monde. Ils nous ont raconté des histoires fascinantes de leurs pérégrinations dans le Pacifque et l'océan Indien.
Ils étaient en Thailande lors du tsunami dévastateur.
L'archipel des Iles du Salut est composé de trois iles. L'Ile Royal, l'Ile St-Joseph et l'Ile du Diable. Les vestiges des anciens bagnes sur lesquels la végétation reprend ses droits crée un espece de décor fantomatique tres jolie.
Les bagnards y faisaient des travaux forcés et parmi ces travaux, ils contruisaient des murets de pierre autour des iles. De ces murets, des sentiers font le tour des iles. Nous avons passé des heures a se balader dans les sentiers en bouffant des noix de coco que j'ouvrais a grand peine en les martelant sur des roches. Tout en flânant, on nourissait les poules et les coqs, ici en pleine liberté et sauvage, du coprah de mes noix de cocos et ils en rafollais.
Manguiers et cocotiers poussent a profusion. Des singes se baladent dans les arbres et nous lancent parfois des mangues, c'est tout de même moin pire que de recevoir une noix de coco. Par contre, il y a un singe qui nous a quand même pissé dessus du haut de son arbre. Voila, bien fait pour nous homo sapiens, c'est tout ce qu'on mérite.
La veille de quitter l'archipel, deux bateaux de pêche vénézueliens sont venus ancrer pres de Brania et Stardust. Depuis l'Espagne que je n'ai pas parlé espagnol, c'est le temps d'en profiter, histoire de me dégourdire la langue. Avec Aurélie et Ronan, nous sautons dans l'annexe pour saluer nos voisins pêcheurs et piquer une jasette. Les pêcheurs nous ont offert une dizaine de beaux rougets en signe d'amitié. Nous les avons remercié grandement. J'en ai laissé quelques uns a Eveline qui avait tenté de pêcher mais en vain durant l'apres midi.
Au souper, Ronan, ancien cuistaud a bord de chalutiers de pêche de sa bretagne natal, sait faire et nous a préparé un repas digne des plus grandes tables françaises. Et comme mon père dit:'' Mangeons bien, nous mourrons gras''.
Au lendemain matin, Aurélie et Ronan ont quitté Brania enchanté, afin de prendre la navette qui relie les iles au continent. De souvenir commun d' Afrique, nous nous sommes souhaité ''Inch allah''.
Pour moi, la mer me rapelle encore et cette fois, c'est sous la pleine lune et les nuits de poésies quelle apporte que Brania, comme un grand oiseau migrateur ouvre toute grande ses ailes et vole vers le nord-ouest, vers Tobago, début des Antilles du sud.
Sylvio Côté
Du Brania
29 janv. 2009
Brésil, côte nord-est
Les brésiliens sont tres amicals et je me plais bien dans ce pays. Les villageaois aiment bien prendre le temps de jaser et malheureusement, dû a mon ignorance de la langue portugaise, je manque énormément d'occasions de découvrir et de connaître davantage ce pays immense et ces gens au tempérament festif. Je croyais qu'avec l'espagnol ou l'anglais, je pourrais me débrouiller assez bien, mais il n'en est rien. Tres peu de brésiliens parlent une autre langue, surtout dans les villages, ou j'aime m' imprégner de l'esprit et des coutumes du pays.
De plus, je me dois d'éviter le plus possible les grandes villes afin de ne pas risquer une inspection de la douane ou de la police maritime. Brania n' a plus son drapeau canadien en poupe depuis Maceio justement afin que les autorités ne fassent le lien Canada = Visa.
Un australien que j'ai rencontré a Salvadore s'est fait prendre sans visa et a dû faire 3 jours de prison ''cool'' comme il dit, le temps que les autorités ont mis, afin de lui trouvé un vol et le déporter en Australie.Il a mit 1 ans ensuite, de négociations, afin de récupérer son bateau.
Brania et Iskander remonte la côte brésilienne vers le nord tout en faisant des sauts de puces de 100 milles environs. Villes et villages, forêts tropicales et dunes de sable défilent tout en contraste.
Brania est entrée de nuit dans la rade de Cabedelo. Cepandant, nous avons mouillé pres des rives du village de Forte Velho, plus en amont.
Dès le matin, je me rend au village. Un aubergiste m' accueil et me dit que tres peu de voilier étrangé vienne a Forte Velho, il est tres heureux que nous soyons ici et me souhaite la bienvenue. Je m'informe pour un guichet automatique dans le village car je n'ai plus une cenne, l'aubergiste m'explique qu'il n y a pas de guichet dans le village et que je dois me rendre a Cabedelo en bateau-autobus. Ça ne coûte que $1.25 en monnaie local que je n'ai même pas.Ce gentil homme comprend ma situation et m'offre un 20$ que je lui remettrai au retour.
Je prends donc le bateau-autobus, qui en fait est une vieille autobus dont on a enlevé les roues et posé la carcasse sur une grosse barque en bois. Super extravaguant, tout y est, les sièges,les rideaux et le chauffeur bien assit au volant de son autobus flottant.
A Cabedelo, je fais le plein de fruits et légumes au petit marché de la ville tout en visitant les lieux. De la, au loin, je vois des mâts, c'est la marina de jakaré et dès le lendemain en fin d'apres midi, nous mouillerons l'ancre tout pres. Iskander nous rejoins ici apres une courte escale dans une riviere plus au sud ou la police maritime l' a visité et sinalé qu'il n'avait pas fait son entrée a Maceio et est donc lui aussi illégal.Jean-Louis et Catherine pourront cepandant se régulariser a Fortaleza.
Ensemble nous ferons quelques ballades en vélo.La musique est toujours partout mais sur les longues plages sablonneuses, c'est a fond la caisse.
Apres une courte escale a Natal, Brania se rend a Fortaleza par vent portant. Amarré aux pontons désuets de la petite marina appartenant a un hôtel de luxe, les équipages de Brania et d'Iskander ont droit a la grande piscine, au bar et restos de l'hôtel.
Mais le plus intéressant a Fortaleza au moment ou nous y sommes , c'est le pré-carnaval. Les autos, avec des systemes de son qui prennent toute la place du Hatch-Back, sont stationnés le long des rue du défilé. La musique qui en sort vous fait vibrer les os et derriere chacune de ces voitures, il y a les brésiliens(iennes) qui dansent et boivent dans une ambiance de camaraderie extraordinaire. J'imagine a peine ce que doit être le carnaval.
Mais déja quatre jours que nous sommes ici et afin d'éviter les problêmes, Brania devra larguer les ammares. La route d'Iskander et de Brania se sépare ici. Catherine ne veut pas faire de longues distances, donc Iskander longera la côte jusqu'a Sao Luis en faisant escale entre les deux.
Quant a Brania, nous ferons route directement sur Cayenne en Guyanne Française, soit milles milles nautiques, environ sept a huite jours de mer.
En ce dimanche de fin d'apres-midi, au son des cornes de brume de nos amis français, nous quittons le Brésil enchanté et malgré notre illégalité dans le territoire, nous y avons séjourné pres d'un mois et j' y ai découvert un pays fascinant de contrastes et des gens chaleureux, attachants, heureux , mais surtout fiers d'être ce qu'ils sont.
Sylvio Côté
du Brania
14 janvier
Resumé de Brania au Brésil (partie 1, côte sud-est)
Brania dandine, bien attaché a son ancre entouré de nombreux bateaux du pays sous un soleil ardent.Ici, a Salvadore de Bahia, la musique est omniprésente et je sens rapidement le tempérament chaleureux et festif des brésiliens.
Des promenades a terre, m' ont permis de constater la beautée architectural des édifices. Mais c'est dans les églises, tres nombreuses ici, que je constate l'apotéose d'une culture riche,imaginative et presque surnaturelle tellement il y a d'oeuvres d'art,sculptures,peintures et ce dans le souci du détail tres raffiné.
Depuis déja quelques jours que nous sommes arrivés, il est temps de faire les formalités d'entrées au bureau des douanes.C'est avec Richard et Martial du bateau Isobar, que Michel et moi se rendont.L'équipage d'isobar ont leurs visas pour le Brésil depuis Dakar.Michel et moi,pas de visa mais nous n'avions pas eut de probleme a Fernando de Noroha donc ça devrait s'arranger.
Sitôt les documents sur la table, Le douanier, bête comme ses pieds et fier d'avoir trouvé une faille pour se mettre en colere, nous engueulle royalement et nous , ne comprenant absolument rien a son barratin le laissions se défouler.Il finit par remplir des documents la main tremblante tellement il était en colere. C'est en lisant le document que je compris que nous avions trois jours pour foutre le camp du Brésil et ce sans escales.Nous devons donc quitter le 31 dec. a minuit. Passer le jour de l'an en mer, non merci. Suite aux infos
de voiliers voisins qui sont ici depuis longtemps, jamais ils n'ont vue la douane vérifiée les bateaux étrangés.Surtout que le premier janvier,c'est la fête et que le deux , c'est pour se remettre des abus de la veille.
Nous passerons donc 3 jours de plus ici de façon illégal.
Richard m'offre de mettre sur mon portable toute les cartes nautiques du monde. Un cadeau précieux. J'en suis tres heureux.Je profite pleinement du temps restant a faire l'achat de quelques belles peintures et de souvenirs tout en visitant cette ville que je trouve vraiment intéressante.
Au soir du premier Janvier, avec Françoise et Francis du Bateau français Poupas, que j' avais rencontré a Fernando, avons été dans un petit resto festoyer pour le jour de l'an. Apres avoir bien mangé, Francoise désirais faire une petite balade et c'est sur une ruelle tranquille qu'une auto taxi nous aborde et l'homme presque en panique nous ordonne d'embarquer dans sa voiture. Nous finissons par se laisser convaincre, croyant a un manege pour nous substituer de l'argent.
Rendu au port, il ne voulais pas du tout être payé. Cette fois nous avons compris qu'on la peut-être échappée belle. Nous étions pres d'une favela misérable. Le lendemain,le couple d'un voilier français qui avaits mouillée pres d'une Ile de l'autre côté de la baie de Salvadore s'était fait battre sauvagement par quatre individus.Le pauvre homme a dû passer quatre jours a l'hopital. Son épouse, avait plusieurs écchymoses au visage et au dos.
Nous devons quitter Salvadore pour quelques parts vers le nord. Je ne peux attendre une fenêtre météo convenable étant donné que du bureau des douanes, les douaniers ont une vue immanquable de Brania au mouillage et je suis dans le colimateur, il vaut mieux partir.
Trois jours de navigation contre fort vent et courant ont été ce qui a été des plus éprouvants depuis le début de ce grand voyage.Brania tape contre la vague qui se fracasse en millions de gouttelettes accompagné d' un bruit d'enfer faisant vibré le gréement du bateau atrocement. Grâce au cartes informatiques que Richard avait transféré dans mon ordinateur, je trouve une belle grande baie, facile d'acces et a l'abris de ce vent et de cette mer difficile.
Au Dimanche soir vers 23 heures, Brania mouille l'ancre, fier vainqueur contre les éléments, Michel, fatigué va se coucher et moi heureux d'être la, bien tranquille, je me fais un repas somptueux de steak, patates, petits pois , accompagné de vin rouge moin somptueux mais quand même... Comme dessert, la moitié d'une grosse papaye. Elles sont délicieuses en cette saison.
J'ai le panier de fruits garni de mangues, goyaves,papayes,ananas,tangerines et bananes. Je me régal. J'adore manger des fruits et j'en tiens a bord de grosses quantités controlant leurs murissements.
Maceio, avec tout de même plus d' un million de citoyens, est la jolie ville bordant cette grande baie, entourée de plages superbes, chatouillées d'une eau chaude assez claire compte tenu des nombreuses rivieres achevants leurs courses sinueuses dans la région.
Ici, je rencontre Carlos. Il vit avec son épouse et ses deux enfants dans la favela situé a même le petit port de pêche. Il me sera d'une aide précieuse pour le plein de diésel et d'eau fraîche du bateau. Avec sa pirogue, il fera plusieurs fois, en godillant, l'aller-retour entre Brania et la terre ferme. Il ne parle que le portuguais, mais bizarrement, on se comprend tres bien. Ce doit être une amitié grandissante qui en est la cause, faisant de part et d'autre les efforts nécessaires.
De plus, il gardera mon vélo chez lui le temps de mon séjour, me facilitant mes déplacements a terre.
Il y a un voilier français au mouillage . Catherine et Jean-Louis du voilier Iskander étaient arrivés quelques heures avant nous. Je passe les salué, et eux aussi, en ont bavé depuis les 3 derniers jours. Catherine en a un peu marre, mais Jean-Louis, toujours exubérant, :'' Voyons minou, regarde comme nous sommes bien la, dans cette jolie baie avec nos nouveaux amis. Avec Jean-Louis, avocat a la retraite et Catherine aquarelliste, je me suis lié d'amitié rapidement comme si je les connaissais depuis longtemps.
Nous avons donc visiter la région ensemble avec nos vélos et au soir, de copieux repas, a bord de l'un ou de l'autre voilier, cloturait une journée bien remplie.
Deja quatre jours que nous sommes ici et comme j'ai décidé de prendre la chance de visiter le Brésil de façon illégale, pace que je ne repasserai pas ici de sitot et que j'adore ce pays et ses gens , le village de Suape, a l'embouchure d'une rivière, nous attire Jean-Louis et moi. Brania et Iskander levent l'ancre sous le regard de Carlos, debout sur sa pirogue nous regardant manoeuvrer.Deux grands coups de corne de brume pour le saluer et les deux voiliers quittent la rade de Maceio.
Tirant quelques bords, pour contourner le cap, Brania prend rapidement de l'avance et perdons Iskander de vue. On se retrouve le lendemain matin a quelques heures d'intervalles
dans un bras de mer protéger par un long récif, pres du petit village sympathique de Suape. Nous y passerons quelques jours de farniente, lecture et baignade. Mais nous faisons quelques menus travaux d'entretiens tout de même ''difficilement'' étant donné une certaine habitude a la paresse.
Hier, un gros catamaran en provenance de Recife vient mouiller l'ancre juste en arriere de Brania. Le cata , mouillé sur cablot et non sur chaine, je m'attend a des problemes a la renverse de marée parce que le courant atteint facilement les 3 noeuds. De plus avec le vent, et son fardage, ça risque de tirer quand même passablement sur son ancre. Avec un gros cata comme ça, le proprio a surement de l'expérience et je laisse passer. Comme de raison, en soirée, Michel et moi sommes invité sur Iskander pour un bon repas. Soudain, a peine apres avoir commencé qu'on entend crier. C'est la renverse de courant et le fameux cata dérive dangereusement sur Brania. Je saute aussitôt dans le dinghy et me dirige droit sur eux. Par chance un des équipiers parle français et je comprend que voyant que le cata chassait sur son ancre, ils ont démarrer les deux moteurs pour s'écarter mais ceux-ci ont étouffé. Puis ils ont tenté de relever l'ancre sans succes. J'ai compris qu'a la renverse de courant, le cablot d'ancre s'est entortillé autour des deux hélices du cata. Les mecs sont pris comme des rats. Avec le dinghy , je réussis a pousser le cata afin de l'éloigner de Brania et de justesse on évite l'accrochage. Le cata, en faite ancré par les hélices poursuit sa lente dérive et finit par s'immobilisé sur un haut fond a une dizaine de mêtres de Brania. Je retourne sur Iskander pour le repas et a peine 15 minutes ont passé que nous entendons encore:'' Ohé du bateau''. Cette fois c'est Brania qui se balance tranquillement sur son mouillage dont la touée est assez longue et va narguer le cata a quelques mêtres puis tranquillement reprend sa place pour ensuite se rapprocher encore et revenir a sa place, comme si, mon bateau voulait leur faire une p'tite peur a eux aussi. Jean-Louis ,en souriant, me dit:''Mais il est vivant ton bateau''. Il y a des fois ou je me pose la question aussi. Je répondit au mecs du cata :''pas de problême,il ne fait que vous taquiner''.
Brania quitte Suape, pour Cabedelo environ 100 milles au nord. Une douce brise déploie les voiles de Brania, et longeant la côte brésilienne parsemé de grandes villes aux gratte-ciels innombrables, je me dis, que l'avenir économique leur appartient. Ils produisent tout de façon ultra-moderne et sont autonomes en énergie, de plus en avance du point de vue environnemental avec leur essence a l'alcool de canne a sucre. De ses immenses villes, pratiquement jamais je n'ai vue et sentie la moindre fumée échappant des voitures ni même des autobus et camions. Ici, la ville sent bon. Le plus meilleur pays du monde, aura des croûtes a manger bientôt pour compétitionner avec ce pays aux ambitions qu'il mérite entierement.
Ce n'est qu'a 2 hres du matin, sous la pluie, que Brania pose l'ancre au confint d'une riviere. J'ai choisi de mouiller pres du petit village de Forte Veilho qui est plus a l'intérieur des terres que Cabedelo. J'ai hâte d'y mettre les pieds. Ce sera pour demain, maintenant c'est dodo.
Iskander devrait nous rejoindre dans les prochains jours.
A tout les matins vers 7hres HNE, c'est l'heure du réseau. Avec le réseau du capitaine, nous avons des communications régulierement, surtout en mer. Michel ou moi, demandons un bulletin de la météo a venir pour l'endroit ou nous sommes. D'abord on me dit qu'il fait -27 en ce matin du 14 janvier a Montreal et que des tuyaux d'aqueducs ont gelés, de plus ce sera encore plus froid les prochains jours. Ici, l'eau de la mer est a 29 degrés .Je pense a mes employés(es) du Légufruits, surtout aux camionneurs, dont je sais tres bien les problêmes qu' un froid pareil leurs occasionnent. De plus, je m'ennuie de ma famille, mais aucunement de cette pourriture d'hiver que je hais depuis que je travaille, soit depuis l'âge de 17 ans. L'hiver, quelle misere. Ça rime en crime.
Sylvio
du Brania
27 dec. 2008
Traversée de l'Atlantique Sud et
Fernando de Noroha
Ses grandes ailes blanches déployées, Brania fait route depuis plusieurs jours déja. Notre rythme de vie est celui du bateau qui avance jours et nuits.En navigation hauturière, on se doit
de toujours avoir une personne de veille afin de maintenir le cap, de faire les ajustements du plan de voilures et de scruter l'horizon a toutes les vingt minutes afin d'éviter les cargos qui pourraient croiser notre route. De toute cette traversée, nous en avons aperçu que deux, contrairement a l'Atlantique nord ou a toutes heures du jour ou de la nuit, ils apparraisaient et disparaissaient faisant leurs routes.
Pendant mes quarts,bien étendu dans le cockpit, le regard dans le sillage de Brania, je me remémore ce que j'ai vécu depuis le début de grand voyage. Tout ces pays et ses gens que j'ai rencontré, si différent les uns des autres de par leurs cultures, leurs langues, leurs religions, leurs façons de voir les choses.
Brin de nostalgie et de longueurs océannes, comme chante Brel, j'ai synthonisé avec la radio BLU une émission canadienne d'une heure ou l'on a fait jouer de la musique de Noel. Souvenirs de mes beaux Noel d'enfance et de ceux de ma famille.
C'est ce qui est plaisant en mer, on a le temps de se souvenir, de réfléchir, de se forger une opinion, de la raconter en l'écrivant, et ce sans influence de l'extérieur. Ici entre deux vagues, il n y a pas de panneaux publicitaire qui te disent ; Hey! mon vieux achete ceci, achete cela, si tu veux être dans la gang et être ''admirer''. Ou encore,en mer, il n' y a pas de télé qui te balance des conneries comme; si tu picoles tel marque de bière ou te ballade avec telle bagnole, les filles super sexy vont se jeter sur toi telement tu seras hot...
Ici en mer, c'est le grand silence et tôt ou tard, tu n'a plus le choix, tu plonge dans ton intérieur, ça doit être ça méditer.Le grand silence est probablement ce qui manque le plus dans nos sociétés. Ipod en permanence,cellullaire,radio,télé avec en plus, il me semble des émissions de plus en plus insignifiantes,Ordinateurs portable et wifi.Toute cette technologie
nous rend incapable de réfléchir, nous en sommes soumis et en sommes esclaves. Tout ça parce qu'au fond, on a peur du silence... et du soi-même profond.
L'étoile polaire est disparus depuis longtemps, trop basse sur l'horizon. Par contre, la croix de sud est la, bien symétrique, Brania a les yeux rivé dessus. Nous sommes maintenant sous un autre ciel, un autre hémisphère,une autre saison. Nous avons passé l'équateur et le pot-aux-noirs, en moins de dix heures. Moi qui croyait en avoir pour deux jours au moin. Le pot-aux-noirs est la zone de convergence entre l'hémisphere nord et l'hémisphere sud. Il n y a pratiquement pas de vent sauf sous les gros nuages noirs qu' on nommes grains et qui se forment ici a vue d'oeil. C'est une pouponniere a grains et depuis deux mois qu'on a pas reçu une goutte de pluie, ici, on s'est fait désaller la couenne.
A l'époque de la taite des esclaves entre l'Afrique et l'Amérique, des bateaux pouvaient être facilement encalminés plusieurs jours dans cette zone de convergence; tellement que ça pouvait aller jusqu'a épuiser les réserves d'eau et de nourriture. Le capitaine ordonnait donc a ses hommes, de choisir, parmi les esclaves entassés et enchainés dans la cale humide sous une chaleur suffocante et une odeur que vous imaginez, les plus malades ou ayant le moin de valeur.
Les ''élus'', attachés l'un a l'autre a une chaine par un anneau de métal a la cheville dont on avait mit un poids au bout de celle-ci, qu'on balançait par dessus bord. Le reste suivait. J'imagine, les derniers au bout de la chaine tentant en hurlant de se sortir la pied de l'anneau en voyant leur compatriote disparaitre... Voila pour l'appellation pot-aux-noirs.
A peine neuf jours pour traverser l'Atlantique sud, moi qui croyait au départ des Bijagos entre 10 et 15 jours. Ce voilier m'étonne. Mais toujours est il qu'une ile apparait a l'horizon, Fernando de Noroha. De plus sur tribord, a environ 4 milles, je vois une voile blanche a l'horizon. Je tente de communiquer a la VHF et Yvan qui est brésilien me répond. Il convoit un catamaran pour un client en Uruguay et fera escale a Fernando, qu'il connait tres bien. C'était ma chance. Avec lui et son équipere française Nina, nous visiterons tout les recoins de l'ile. De petites criques entourent l'ile, avec plage de sable au fond, dont des falaises brutes ou verdoyantes se jettent dans l'eau limpide. Des rochers isolés émergent a travers les baies. C'est magnifique.
De plus, l'ile est propre, fleurie et les insulaires sont fiers et tres accueillants. Le soir, il y avait fête au village. Yvan,Nina ainsi qu 'un équipage sud-africain et moi, avons dansé au son de la musique brésilienne jusqu'a tard dans la nuit.
Yvan, qui est un cuisinier hors pair, m'a invité a souper a bord du bateau qu'il convoit. C'est la,
qu'il m'a convaincu de me rendre jusqu'a Salvadore de Bahia car sinon, j'allais manquer le plus beau du Brésil.Je voulais me rendre a Fortaleza et attaquer la remonter vers le nord, mais je me suis laissé convaincre. C'est 1500 milles nautiques de plus, mais Brania est en pleine forme, Michel et moi aussi.
Yvan, m' a offert les cartes nécessaire et les infos pertinentes pour un tel périple. Apres 3 jours a Fernando de Noroha,ce 22 decembre, nous faisons route pour Salvadore de Bahia.
On a passé Noel en mer,mais vous savez, Noel en mer c'est un peu difficile, trop de silence peut-être... Le jour de l'an sera a Salvadore.
Richard, du voilier québécois Isobar que j'ai rencontré a Dakar approche lui aussi de Salvadore ainsi que Françoise et Francis du voilier français Poupas qui nous suivre jusque la-bas.Il y aura du monde pour fêter le jour de l'an.
Sylvio Coté
du Brania
22 dec. 2008
Message de Noel et de la nouvelle année
Un mot a vous tous qui avez suivi et suivez encore l'oddysée du Brania autour de l'Atlantique
et donc avez vécu un peu avec moi, au rythme de mes résumés,une partie de ce grand voyage.
Je tiens a souhaiter a vous tous ainsi qu'a vos familles, un tres joyeux Noel et que l'année 2009 qui se présente déja, soit pour vous une occasion de trouver le courage a la réalisation de vos projets, de vos rêves afin d'en être fier, mais surtout d'en grandir intérieurement.
JOYEUX NOEL et BONNE ANNÉE 2009
Comme cadeau, je vous ai fait parvenir 2 résumés, celui de la Casamance ainsi que celui de l'archipel des Bijagos en Guinée-Bissau.Celui de la traversée et de Fernando de Noroha vous parviendrons sitot que je pourai.Faut les écrire ... et moi qui ne suis pas du tout écrivain
ça prend du temps.
Nouvelle Fraiche
Brania n'a mit que 9 jours pour la traversée de l'Atlantique Sud.Tout un record de vitesse pour ce magnifique voilier.Je quitte l'ile de Fernando de Noroha cette apres midi pour Salvadore de Bahia et ensuite encore plus de sud jusqu'a Rio de Janeiro ou je devrais y être pour le jour de l'an.Je passerai donc Noel en mer, seul avec Michel. Mes pensée serons au Qc,a m'imaginer mes souvenirs des fêtes dans ma Famille..Dommage je n'ai pas pensée d'apporter de la musique de Noel...
Sylvio Côté
Du Brania présentement au Brésil
Résumé de Brania 11 dec.08
dans l'archipel des Bijagos en Guinée-Bissau
De l'embouchure de la Casamance, Brania a mit le cap vers le Sud-Est.Comme c'est l'habitude le long des côtes africaine, mon voilier glisse silencieusement sur une mer sans houle.Farniente,musique,lecture,écriture et repas occupent et rythment la journée.Et comble de paresse,histoire de ne pas trop se fatiguer, le soir venu, nous avons mouillé l'ancre au Cap Roxo a la frontière du Sénégal et de la Guinée-Bissau.Cela permet de se reposer d'une journée ''occupé'', mais surtout afin de planifier notre arrivée de jour le lendemain dans l'archipel des Bijagos.
Parce qu' encore la, j'ai réussi a trouver une carte marine de l'archipel, elle même photocopie d'une photocopie et que moi-même j'ai fait photocopier sur des feuilles 8 X 14 que j'ai rassemblé tant bien que mal avec du papier collant qui décolle.J'ai dû rajouter du gros ruban adhésif gris a mon casse-tête de carte afin de maintenir le tout ensemble.Donc pour la précision, c'est plus ou moin fiable surtout pour un archipel inconnu, entouré de récifs,de hauts-fonds , de rochers isolés et dans lequel, de forts courants de marée sévisses.On devra se fier aux yeux de Joshua sur Brania et aux nôtres bien sûr.
C'est avec prudence , que Brania a pénétré dans l'archipel et notre dévolue s'est jeté sur l'île de Caravela.Caravela est une île basse mais avec une végétation luxuriante.S'approchant de l'île en fin de journée, des parfums de fleurs,un peu comme les lilas chez nous,effleurent mes narines.Respirations profondes et la satisfaction d'être simplement la, dans un endroit hors du commun, en dehors des sentiers battus, me font grand bien.
Ce n'est que le lendemain apres-midi, apres avoir passé la matinée a préparer Brania pour la prochaine traversée de l'Atlantique,que je suis allé a terre.C'est avec une grande méfiance que je m'y rend a cause des entendus dire de marins qui ne sont jamais venu; Traffic de drogue.
En approchant de la rive avec le dinghy, j'aperçois une hutte a travers la forêt dense.Deux hommes noirs et costauds en sorte et se dirige vers moi. Je me fait des idées et me pose une question, j'y vais ou pas?
N'écoutant que mon désir de visiter cette île, j' y vais. Au pire, ils vont me dire de foutre le camp.Ils ne vont quand même pas me ziguouiller...
Moise et Mamadou, tout deux pêcheurs et de plus, ils parlent français.Avec eux, je passerai l'apres-midi a rencontrer les gens du campement. Ils sont une quarantaine a vivre ici sans électricité.D'ailleur, il y a huite villages sur l'île Caravela, sans électricité,sans routes,sans voiture,sans véhicule motorisé.La vie ici, est la même qu'il y a 500ans,1000 ans...
Avec Moise et Mamadou, j'irai pêcher au filet, de plus, ils m'ont appris les techniques de séchage et de fumage du poisson.
Au lendemain, tel que convenu la veille, tout les trois nous partons visiter le village du centre nord de l'île. Nous avons marché des heures. Au début, sur la longue plage qui ne finissait plus de finir pour ensuite prendre un petit sentier traversant tantôt une clairiere,tantôt des marécages boueux, tantôt une forêt, que les singes, prostré aux sommets d'arbres immenses, gambadent agilement de l'un a l'autre aux chants des oiseaux et des odeurs de verdures qui nous enveloppent.
Mais attention, en marchant dans les sentiers,comme Mamadou m'a expliqué, faut toujours bien regarder autour de nous. En avant,en haut,en bas. Serpents et fourmis voracent sont monnaie courante.Les serpents,j' y crois mais les fourmis Mamadou? J'aurai la chance de le savoir quand soudain a travers le sentier, une bande noir grouillante,dans laquelle circule une quantité incroyable de fourmis me fascine.De petites fourmis passent sous les grandes qui semblent les protéger. Je prend une branches pour les taquiner un peu et HOWTCHE, en moin de 5 secondes, il y en a une qui a grimpé la branche que je tenais et m'a mordu le bout du pouce a en saigner.Ça m' a vraiment impressionné, tellement qu'en voulant l'enlever,la tête de cette salope s'est détaché de son corps a force de ne laché prise.
Arrivé au village, poules,porcs,chêvres se baladent partout. De belles huttes parsemment ce village d'une autre époque. Les femmes portent des pagnes en paille et les hommes ont la peau des épaules,des bras et du thorax parsemé de cicatrices reproduisant la peau de crocodile. C'est vers 10 ou 12 ans que les garçons se font ainsi marquer a vie.C'est avec honneur et fierté qu'ils portent ces cicatrices et les mettre en évidences.
Les familles ont leur potager, j'en profite donc pour demander a Mamadou et Moise de négocier un régime de bananes.Ayant une langue indigene, Mamadou négocie avec le chef du village. Apres au moin une heure de discussion, on s'est retrouvé avec 2 régimes de bananes,de l'huile de palme,des citrons et du riz en échange de plusieurs kilos de poissons que les femmes du village viendront chercher au campement de Moise et Mamadou le lendemain.
De retour sur Brania au couchant du soleil, Moise et Mamadou sont a bord pour un apéro de coca cola, car ni l'un,ni l'autre ne boive.Dire que moi au début, qui croyait que c'était peut être des traficants de drogue...
Je leurs donne les médicaments tant souhaité par les femmes du village, pour la mal de tête et des anti-douleurs, leurs explicant bien la posologie.
A terre, apres les derniers aurevoirs pour ne pas dire adieux, Mamadou m'offre quantité de poissons bien frais pour la longue route qui m'attend.On se serre fortement l'un contre l'autre.
Merci,merci beaucoup Mamadou.
Le lendemain matin, Brania leve l'ancre. Je hisse la grande voile, au loin, sur la rive, j'aperçois Mamadou, le bras droit levé haut vers le ciel.Tel que promis la veille a Mamadou,depuis quelques temps, lorsque je quitte des personnes que j'aime et apprécie grandement, trois longs coups de corne de brume brise le silence du départ.De plus, ici je quitte un paradis d'une beauté sauvage incomparable, et Dieu merci oublié du monde. Qu'il en demeure ainsi.
Maintenant, l'Atlantique m'attend...
Sylvio Côté
du Brania
Résumé de Brania sur la Casamance au Sénégal 6 dec 08
A l'entrée de la Casamance, encore une fois, je vois bien que mes cartes marines agées d'une quarantaine d'années, sont completements erronées. Voyant une impasse la ou antérieurement le chenal balisé passait,c'est beaucoup plus au sud qu'on a trouvé le chenal. Brania a remonté la Casamance jusqu'a environ 20 km a l'ouest de Ziguinchore.Lâ, le décor était incroyable.Une grande riziere avec ça et la de grands palmiers éparpillés. De plus avec le couché de soleil,on se devait de mouiller l'ancre afin de contempler un moment cette splendeur naturelle.
Au lendemain, quelques heures de navigation a peine et nous voila dans la Capital de la Casamance, Ziguinchore.Un nom a coucher dehors,inconnue, mais quand même 5 voiliers sont ici,tous français.
Contrairement aux autres endroits ou d'habitude je vais a terre explorer les lieux; Bien ici, je suis attendu par la fille du gouverneur de la Casamance , Marie-Christine. Elle est la filleule de Marie-Louise que j'ai rencontrer lors d'une visite a Thies avec Gervais et Monique du voilier Taranga quelques semaines plus tôt. Mariée, elle a un fils.
C'est a la maison du gouverneur, faut le dire bien gardée,que je suis invité pour un souper. Ici je reviendrai souvent durant notre séjour.Une belle amitié s'est développée entre nous. De plus pour les achats de toutes sortes, elle connait les bons endroits et les prix,ce qui me facilite grandement la vie,car le prix d'un item pour un toubab est toujours au moin trois fois plus que pour un sénégalais.
Mais ici aussi j'ai mon pote et a Ziguinchore,c'est Ouzin. Avec Ouzin,j'en ai fait des kilometres en vélo, dans des sentiers de forêts d'immences baobabs et de grands fromagers ou bien a travers les décors de brousse ou des rizieres dont les femmes passent la journée sous le soleil ardent a récolter le riz en chantant. Mais il n' y a pas que les femmes des rizieres qui chantent.Il y a des oiseaux partout,j'en ai vu des rouges,des blancs, des jaunes et même des verts.Ça fait différent de nos moineaux.
En me ballandant en vélo,je me suis retrouvé dans un village de lépreux,Djibelor.Des gens attachants qui se débrouille assez bien. Les enfants ont leur école. Ces enfants n'ont pas la lepre mais vivre avec leurs parents lépreux et les aident pour les travaux et les récoltes.Quelques personnes, en plus de la lepre, ont eu la polio, mais une dame agée m'a particulierement émue.Aveugle ,sans pieds ni mains, allongée sur une table,
elle me tendait les bras,je les pris et la serrée contre moi et lui fit la bise,en lui disant qu'Allah
la récompenserait grandement un jour pour ses souffrances. Toute souriante,elle serra ma main entre ses deux bras et porta a son coeur. Que puis-je dire de plus a une dame qui a tant souffert? moi un toubab qui n'a jamais connu le milliemmes de ses miseres.Par la suite,le chef du village m'a expliqué que cette dame a l'époque, a été rejetée par sa famille,déplacée et abandonnée seul, parce qu'elle faisait honte a la famille a cause de la lepre.Comme je suis petit,petit a côté d'elle...
Au lendemain, avec Marie-Christine qui n'a jamais vu un village de lépreux,mon pote Ouzin,et moi, sommes venus porter du linge,du savon, des sacs de riz et des bouteilles d'huiles d'arachides qu'on consomme beaucoup ici.Ce sera mon cadeau de la fête du mouton qui aura lieu le 9 dec.Le chef se chargera de la distribution aux familles les plus nécessiteuses.Je lui ai demandé de ne surtout pas oublier ma bonne vieille dame.
C'est déja le temps de quitter Ziguinchore,apres les derniers repas,les derniers aurevoirs,Brania redescend lentement La Casamance.Michel et moi sommes maintenant seul a bord.Julie et Sylvain poursuivre leur voyage a terre.
Et moi a l'approche de Noel ,j'ai un peu le vague a l'âme.Mon épouse,nos 4 filles sont loin ,ma famille et belle famille aussi.Je vis des choses ou je passe par toutes les émotions depuis le début de ce grand voyage,maintenant l'Atlantique m'attend ,mais avant, un détour vers les Bijagos et ensuite, entre 10 et 15 jours de mer avant le Brésil,j'aurai le temps de réfléchire a tout ça. Faut être fort. A moi l'Atlantique...
Sylvio Côté
du voilier Brania
27 nov 2008
Résumé de
Brania sur fleuve Sine-Saloum au Sénégal
Une douce brise gonfle les voiles de Brania. Sous un soleil radieux et une mer tranquille,nous filons a 5 ou 6 noeuds en direction du fleuve Sine Saloum. C'est a moin de trois milles au large que nous longeons la côte africaine et veillons en permanence les nombreuses pirogues de pêcheurs nous entourant.
Une pirogue s'avance vers nous afin de nous saluer mais bifurque aussitôt tout juste derriere la poupe de Brania et se prend dans ma foutue ligne de traine.Comme de raison, la ligne casse. Un autre rapala de perdu...A 8$ chacun,ça me fait mal au porte-feuille. Mais non; les pêcheurs réussissent a se déprendre et me ramene le rapala.Seulement pour me rattrapper,ils ont dû dépender 2$ d'essence.C'est beaucoup d'argent ici pour eux.Je leurs ai offert une grosse bouteille de Coca-Cola.Ils ont vraiment apprécié et moi aussi.''On est ensemble'' comme ils disent.
Faudra que je me dompte a ne plus laisser de ligne de traine le long des côtes. Tout ce qu'on a réussi a pêcher depuis l'Espagne,c'est 5 mouettes,1 sac poubelle,1 poisson bizarre et maintenant, une pirogue.
A mi-chemin entre Dakar et le Sine-Saloum,il y a un petite station balnéaire: Sali-Portudal.
Histoire de passer une journée ''touriste'', nous avons mouillé l'ancre devant l'hotel Savana.
A condition de prendre une p'tite biere,on a droit au spectacle de l'hotel. En soirée, un orchestre d'excellents musiciens locaux, nous ont emporté dans la culture sénégalaise.Je leur ai demandé de jouer la chanson ''Africa'' qu'Yves du voilier ''La Rencontre'' m'avait fait connaitre a Dakar.C'était excellent. (Africa de Ismaila Lo ).
En fin d'apres midi, le lendemain, Brania est a l'embouchure du Sine-Saloum.Ma carte marine date de 1958.De plus, il y a une vingtaine d'années, une tempête a completement fait disparaitre sur pres d'un mille,une large bande de sable et de mangroves.Sur ma carte, cette longue langue de sable est complete.Jean-Philippe a Dakar m'avait approximativement indiqué l'endroit sur la carte,mais des brisants y faisaient jaillire la mer par la. Ce n'est qu'en suivant les pirogues au retour de leurs journée de pêche que j'ai trouvé la passe et l'ai bien indiqué sur ma carte pour le retour.
Le Sine-Saloum est en fait un long bras de mer qui remonte profondément a l'intérieur du Sénégal. Pour nous en voilier,nous pouvons nous rendre jusqu'a Kaolak.Beaucoup d'embranchements qu'on nomme bolons ou marigots découpent les rives basses et semis-arides a terre, mais dont les rivages sont décorés naturellement par les mangroves tres verdoyantes.
De petits villages jalonnent les bolons et ne sont accessible qu'en pirogue.
C'est a Foundiougne que Brania mouille l'ancre.Comme d'habitude, la premiere visite des lieux est pour repérer la boulangerie,le marché,l'épicerie etc. Et bien sur rencontrer les gens et se faire connaitre.Asse et Moustafa nous invite pour le thé,ce qui ne se refuse pas ici.C'est a l'atelier de Moustafa, a l'ombre d'un Baobab qu'on s'assoie par terre.Faut savoir que lorsqu'on vous offre le thé a la menthe,c'est minimum 1 hre 30 de préparation pour 2 minutes de dégustation,mais ça en vaut la peine surtout qu' on a tout le temps pour discuter et se connaitre.En jasant,Moustafa installe une peau de chevre sur un djambé(tambour sénégalais).Au soir,avec les amis de Moustafa,nous avons eu droit a un spectacle de Djambés époustouflant.Ça c'est inexplicable.
Mais a Foundiougne,c'est Asse qui est mon pote. Pere de sept enfants,il a un peu plus de 40 ans,mais il n'en est pas certain.Peintre de tableau (il n'a plus de toile pour ses tableaux) et soudeur (sans soudeuse);il essait de s'en sortir et nourrir sa famille comme il peut.
C'est dans la brousse chez sa cousine Marie-Madeleine handicapé, maman d'un petit garçons de 2 ans et abandonné par le pere que Marie-Madeleine nous reçoit pour un repas.
Sa hutte de terre avec un toit de paille, est bien jolie et bien propre,un petit potager est a l'ombre de la hutte.C'est sous un énorme manguier,qu' Asse, Sylvain,Julie et moi dégusterons dans un meme bol ,du riz et un peu de poisson agrémenté d'un bon verre de jus de bisap.(Jolie fleur rouge qu'on laisse tremper dans l'eau.Il en sort une boisson rouge,délicieuse et désaltérante que nous buvons beaucoup ici.)
En retour,j'offrirai une bouteille de gaz pour cuire les aliments,puisque depuis plus de trois mois sa bouteille est vide faute de sous. Malgré son handicap a une jambe ,pour faire la cuisine elle devait aller dans la brousse trouver du bois et le rapporter.
Ça me fait penser au riche a l'église qui donne fierement un gros 20$ en le montrant a tout le monde surtout au curé et a la pauvre dame qui dépose tout discretement un 5 cennes parce qu'elle n'a rien d'autre a offrir.Qui a donné le plus?? Merci pour votre repas Marie-Madeleine et votre simplicité.Pour moi, c'est une belle leçon d'humilité face a tant de générosité.
J'aime bien partir en vélo et aller dans les petits villages voir les gens.Ici,contrairement au Québec,les sénégalais ont tout le temp pour jaser, même en semaine.Une fois rendu dans un village,c'est la coutume,faut saluer les sages du village et sont facile a trouver.Ils sont toujours sous un gros manguier ou un baobab assis sur une natte par terre et attendent le temps passé au rythme des appels a la priere.En voyant un ''toubab''(C'est comme ça qu'on appel les blancs ici) comme moi assi avec eux a jaser,des enfants viennent toujours me voir et je leurs remets quelques friandises que je traine toujours sur moi en quantité pour eux.Ensuite viennent les parents.
Je passe des heures a discuter.Ils croient que je suis un touriste dans un hotel quelqu'onque et je leurs explique que je suis venu avec mon bateau a voile,poussé par le vent. Ils sont toujours impressionné et ne cesse de me reposer la question a travers une discussion pour etre bien certain; ''Vous avez vraiment traversé la grande mer qu'avec le vent et votre bateau?''. Bien sur ,je répond.Ils se regardent entre eux en hochant la tête comme si c'était pas possible.Un sage me dit alors un fois:''Mais vous êtes Magellan''. Je me suis alors demandé,pourquoi ils connaissent Magellan plutot que Christophe Colomb ou Bougainville ou Jacques Cartier etc.J'ai su que Magellan a passé ici, il y a 500 ans pour réaliser le premier tour du monde et a découvert par le même fait un détroit, en Terre de Feu, qu'il nommera,détroit de Magellan.
C'est dans le village de Mbassis que j'ai rencontré Emmanuel et son épouse,tout juste nouvelle maman lors de mon arrivé au village.Emmanuel, lui aussi handicapé(ici,la polio a fait d'énorme ravage a travers la génération d'il y a 40 ans environ),Il marche sur les chevilles
et est pere de 2 enfants maintenant.Il m'aime bien et moi aussi.Il m'invite donc au bapteme
de son fils dans trois jours,juste le temps de lever l'ancre et de me rendre a Kaolak avec mon ami Asse a bord.
A Kaolak, Asse a besoin de toiles pour ses peintures.Introuvable dans les sooks désorganisés et sales.Son fournisseur n'y est plus,il est un peu en peine,mais on réussira quand même a trouver en soirée.
Kaolak est une ville d'afrique noir profonde.Tres peu de touristes blancs(toubabs)viennent ici.
Le marché de fruits est peu appétissant,la viande et le poisson on en parle pas.C'est sous une chaleur suffocante et une odeur tres africaine que nous circulons a travers les ruelles étroites du marché.
Bon,mais moi j'adore ça, c'est dépaysan pas a peu pres et lâ, tout de suite, je suis un africain et oui ,j'achete de cette viande pendue a un vieux crochet rouillé fourmillants de mouches.''Salem malicoum,je prendrais 4 tranches de steak pas trop épaisses SVP.''
Ici, je vois et comprend vite que j'ai des croûtes a manger avant de me dire ''être africain".Je constate rapidement que les coupes de viandes ça n'existe pas ici.Le ''boucher'' avec trois coups de hache ;bading,bedang,bedong; je me retrouve avec une piece de viande dans un papier journal dégoulinant que j'ai du en cachete sur Brania essayer d'en sortir des steaks...
De retour a Foundiougne, achat de petits cadeaux pour le bapteme du fils d'Emmanuel qui aura lieu le lendemain.C'est en charette tirée par un cheval que je me rend avec Asse a Mbasis pour le bapteme.Seulement que pour cette longue promenade au rythme du cheval dans le sentier sablonneux a travers une forêt éparsse de Baobabs,Mauguiers,Grand Fromagers,Palmiers géants, en valait la peine.
Nous étions tres en retard,dû a un control douanier en avant-midi sur Brania; Emmanuel,sitot arrivé m'a fait l'accolade et le fait que je sois venus en charette l'a beaucoup surpris.Pour lui, les toubabs quand ils les voient dans le coin, c'est toujours dans des jeep ou 4X4 du même genre.Ce sont surtout des humanitaires.
Une soixantaine de personnes sont chez Emmanuel.Les sages du village y sont sous le gros manguier au milieu de la cour qui les protege du soleil ardent.Naturellement, je m'assois avec eux sur la natte,prenant toujours soin d'enlever mes sandales.Discutant et mangeant avec eux a la maniere sénégalaise;c'est a dire dans un même grand plat avec la main seulement sans ustensile, un couscous avec poissons et légumes.
Le Marabout du village,m'invite alors dans la chambre des parents et me dit que l'enfant qui est la
sur le lit a côté de moi se nommera Sylvio en signe de porte-bonheur et du fait que j'étais arrivé pour la premiere fois a Mbasis,le jour même de naissance du bébé.J'ai été tres surpris et un peu mal a l'aise en même temps.
Dans chaque village,il y a au moin un Marabout.Et un Marabout peu lire dans les pensées et même jeter des sorts.Pas surprenant que dans un village le Marabout soit tres respecté mais aussi tres en pouvoir.Chaque sénégalais porte un bui-bui(collier porte-bonheur)confectionné par le Marabout de leur village.Les sénégalais sont tres supertitieux et féticheurs.Donc a Mbasis,il y a un p'tit bonhomme qui se nomme Sylvio, Sylvio Mar et le Marabout a bien raison,je serai sont porte-bonheur.
Au matin, départ émotif de Foundiougne.Je hisse le grand drapeau du Québec dont les fleurs de lys représentent la langue française qui nous unis au sénégalais. Trois longs coups de corne de brume et ça y est ,Brania glisse sur le feuve salé, embué par l'humidité du matin, un peu comme mes yeux...
En route maintenant pour la Casamance.
Sylvio Coté
du Brania
9 novembre
Brania a Dakar, Sénégal
Du large,en approchant de Dakar,des odeurs d'huiles brulées et d'égouts nous accueil.Je me dis que l'homme d'ou qu'il soit; d'Amérique ou d'Afrique,pour des raisons politiques et économiques,sculpte cette planete et empoisonne sont atmosphere que pour ses seuls intérets oubliant pratiquement les autres êtres vivants de la planete.On prend toute la place et abusons de ressources millénaires avec une vision a court terme. Un jour, c'est certain,l'humanité devra payer tres cherement le prix de son inconscience.
Ici a Dakar,il y a un club de voile.Tres sympa et surtout pas trop cher.Les voiliers de passage
s'y arrête.Yves, du voilier ''La Rencontre'' vient nous saluer.Ce Québécois, navigue depuis quelques années sur son bateau de 25 pieds.Il a même fait un film de ses péripéties.
Apres avoir exploré un peu les lieux,ans l'apres-midi, je rencontre un jeune couple de français.Ils fond du back packing depuis la France,tantôt sur le pouce,tantôt en bus et sont exténués.Ne sachant trop ou dormir,je leur offre une cabine a bord de Brania. Julie et Sylvain,
sont tres impressionné du bateau et du confort qu'il procure.
Lavage de linge et internet cahin caha,ont meublé l'avant midi.Avec Gervais et Monique de Taranga III avons visité Dakar.Vendeurs,Vendeuses de ci et de ça,n'ont pas arreté de nous entourer et si l'on montrait le moindre intéret pour quelque chose,et bien la,ils sont comme collé a nous.Dakar est aussi tres vivante.Il y a du monde partout.Les marchés publique m'attirent toujours et j'aime bien jaser avec ces commerçants de fruits et légumes pour discuter de la façon qu'ils s'approvisionnent et de la provenance de leurs produits.Au soir sur la plage ,des amis sénégalais, nous ont préparé du poissons grillés sur le feu que nous avons partagé au rythme du djumbé a la lumiere du feu.
Au lendemain, avec Gervais et Monique, en taxi, départ pour la ville de Thies.Sur la route arret a Keur Moussa.Il y a une abbaye de la communauté des peres de St-Benoit du Lac.On y a rencontré le Pere André,justement de St-Benoit et qui est ici pour quelques mois.Il a été tres surpris de rencontrer un gars de Coaticook.
A Thies,visite de Véronique et Marie-Louise.Ancienne bonne de Monique et Gervais,alors qu'il travaillait pour l'ONU ici.Thies n'a rien a voir avec Dakar. Ville propre et les gens sont courtois et tres avenants.
En route sur les chemins de sable, a travers des baobabs au troncs gigantesques.Nous voici
dans la brousse africaine.La,c'est bien.La poussiere du désert plein les oreilles,le nez et les yeux, sous un soleil intense ,je me régale.Nous,nous dirigeons vers un petit village dans lequel habite le vieux pere de Véronique et Marie-Louise afin de le saluer et laissé un sac de riz pour la famille offert par Gervais et Monique.Une dame qui battait le couscous,nous a attiré
Cédric et moi.Nous avons passé un bon moment avec elle et sa famille.
Au soir,par contre a la sortie de Rufiste, avec le taxi,on s'est retrouvé malgré nous en pleine
manifestation.Des pneus lancés sur cette route tres achalandée juste devant nous ont bloqués completement le traffic.Ils ont mit le feu aux pneux et se sont mit a tirer des cailloux
dont un a cassé la fenêtre de ma porte.Rapidement,nous avons ordonné au chauffeur de prendre le trottoire et foncé pour nous sortir de la.Nous avons réussis a se cacher dans une entrée dont le propriétaire sénégalais a offert l'hospitalité.Du balcon,nous avion une vue sur la manifestation.Ils ont mit le feu a un autobus de gouvernement.La cause de cette manifestation est qu'en apres-midi,un bus sans frein a tué 3 femmes et un bébé qui traversaient la route.
Au lendemain, belle journée sur l'ile de Gorée.De cette endroit seulement, sont partis entre 15 et 20 millions d'africains pour servir d'esclave aux Antilles et en Amérique.Pesé et marqué comme du bétail, 60Kg minimum pour les hommes; pieds enchainés et poignets enchainés a un anneau de métal au cou,ils attendaient 3 mois dans des cellulles tres tassés les uns sur les autres l'embarquement sur un bateau.Les enfants et les femmes étaient séparés et chacun était dispersé sur les différents bateaux pour ne plus se revoir. Et la encore a bord de ces bateaux,l'enfer ne faisait que commencer.
Hop,je déplace Brania vers le sud pour visité le village de Sindou.Un village de pêcheur que Cissié,un ami sénégalais veut nous faire visiter.C'est son village et nous invite chez sa famille.L'équipage de Brania offre un gros sac de riz a son épouse, qui elle,nous a préparé un repas typique de riz a la sauce de cacahuete.Nous avons dégusté tous ensemble assis par terre sur une nappe autour des plats.Toute la famille de Cissié,son épouse et leurs 7 garçons ont partagé ce repas avec nous.
Apres avoir salué les sages du village,Ce sont les pêcheurs que Cédric et moi avons rencontré.Ils m'ont fait part de leurs préocupations avec la hausse du coût de l'essence et le fait que les poissons sont toujours plus loin au large, donc plus d'essence.Avec Cédric,je leur ai dessiné un plan de voilure assez simple afin de pouvoir se rendre sur les zones de pêche sans essence.En adaptant leurs pirogues facilement et a bon marché,ils économiseront beaucoup.En discutant entre eux,ils ont résolu le probleme des voiles en cousant ensemble des poches de riz vide.
Si notre passage dans le village de pêcheur de Cissié permet a ces pêcheurs d'être plus indépendant vis-a-vis le pétrole et augmente leurs qualité de vie, et bien seulement pour ça,tout ce voyage en vaut la peine.
Pour nous a bord de Brania,l'équipage change quelque peu. Sylvain et Julie seront de l'équipage jusque sur le fleuve Casamance,Cédric retourne en France et Michel continue la route avec moi.
Ce lundi 10 novembre,Brania leve l'ancre...Allé Sylvain'' Hisse la Grand voile ''.
Sylvio
26 octobre
Brania aux Canaries
Apres quelques jours de navigation depuis Agadir,c'est de nuit que nous avons mouillée l' ancre a La Graciosa.Pour la plupart des voilier venant d'Europe, les Canaries sont l'endroit
idéal ou l'on fait les derniers préparatifs et dernieres provisions ainsi que l'attente de la bonne fenetre météo pour le départ vers les Antilles.Pour d'autres bateaux, c'est ici que le rêve se termine.Plusieurs se rendre compte que sur la mer,c'est loin d'être toujours facile.
Ces voiliers de passage y sont par centaines et de toutes les natonalités.Suédois,Finlandais,Hollandais,Belges,Danois,Anglais et bien sur Canadiens et Français avec lesquels nous avons plus d'affinité.
C'est au bureau des douanes que nous avons rencontré Céline et Pierre sur Chandelle ainsi que Monique et Gervais sur Taranga III,deux voiliers québécois.Et que dire de l'équipage français de La Luciole, Christian,Bernard et Dominique,trois joyeux lurons bien sympa.
Pour découvrir La Graciosa,petite ile déserique du nord des Canaries, Cédric et moi avons enfourché nos vélos de plus en plus rouillés du fait de l'air Marin.En parcourant ces petits chemins de sable, de grosses montagnes rondes(anciens volcans)usées par le vent et le sable nous dévoiles leurs origines millénaires a travers les stries dont les couleurs passent du jaune au pourpre.Des amas de roches noirs volcanique et pleins de trous ont été propulsé du vocans vers le bord de mer du côté nord et ouest de l'ile.
Dans les petites vallées,des familles y ont aménagés des potagers protégé du sable et du vent par des clotures de vieux linges..Des ilots de verdures dans ce désert de sable.
Croyant pouvoir faire le tour de l'ile en vélo;cul de sac. Au bout du chemin, une montane se jette dans la mer.Ne voulant pas rebrousser chemin,nous avons donc décidé d'escalader la montagne, pas si grosse que ça a premiere vue,en portant nos vélos sur l'épaule.Mais apres le sommet atteint,un autre nous attent et un autre toujours plus haut bien sûr.Qu'est ce qu'on
en a bavé avec nos sandales de plages pour se rendre tout en haut.Cédric y a fait une courte descente sur le derriere et s'est râpé un peu mais le pire était de remonté la courte descente et le vélo avec.Que Dieu lui pardonne ses mots vulgaires.
Faut le dire,du sommet une vue imprenable, pour nous deux méritants, nous était offerte.L'ile voisine de Lanzarote et ses falaises plongeantes dans la mer,les couleurs de la mer,les voiliers aux moullages dans la baie au pied de notre montagne étaient comme des jouets miniatures,l'air,le vent,le soleil et le plaisir d' y etre parvenu.C'était bien beau.Bon, il faut maintenant descendre...
De retour au bateau, Céline et Pierre nous attendent pour souper en compagnie de Monique et Gervais.C'est a ce moment que Gervais a décidé de venir avec nous au Sénégal.Il y a travaillé plus de 4 ans pour l'ONU et a plein de contact la-bas,une chance inouie pour moi qui veux connaitre le pays et ses gens.
Une courte escale au sud de Lanzarote a Rubicon petite ville tres touristique.Las Palmas sur l'ile de Gran Canaria nous accueille.En compagnie de Taranga III,nous voici dans une marina remplie de voyageurs hauturier.
Le lendemain, avec Gervais ,j'ai loué une voiture pour faire les courses et avons pris une journée pour faire la visite de l'ile.
Le centre de l'ile de Gran Canaria tres montagneux nous a attiré.Tres verdoyant mais brumeux ,le centre et le nord de l'ile n'ont rien a voir avec le reste tres désertique.Les chemins étroits, jonchants les falaises dont des cailloux déboulent a tout bout de champ sur la route en valent la peine.Du côté ouest,d'immense serre de tomates font vivre des villages entier.
Samedi,veille du départ pour Dakar au Sénégal,derniers préparatifs pour une croisiere de 8-9 jours.
C'est Dimanche que Taranga III et Brania quitte Las Palmas.950 milles pour se rendre a Dakar.Nous étions supposé faire route ensemble mais rapidement Taranga III obligé de tiré des bords au portant parce que sans tangon,nous nous sommes perdus de vue.
Apres une traversée somme toute assez facile a part une nuit a plus de 50 noeuds de vents,c'est vendredi soir, soit 5 jours seulement au lieu des 8 prévus que nous sommes arrivés dans la baie de Hann a Dakar au Sénégal.Taranga III devrait arrivé dimanche.
J'ai bien hâte de découvrir ce pays et ces gens du continent Africain.
Sylvio Côté
du Brania
20 octobre
En longeant la cote désertique Marocaine,déja je savais que j'aurais bien des choses a appendre dans ce pays de sables parsemé de villages dont les minarais des mosqué les surplombes.Dans ce désert,des ilots de verdures bien définies confirme qu'il y a de l'eau et qu'une petite ferme ou plantation puisse faire vivre une famille.
Tout de suite,arrivé a Agadire,dont la ville a été completement refaite suite a un tremblement de terre au début des années 1960 dont 15000 personnes y ont laissé leurs vies,j'ai senti
la chaleur,la courtoisie,la gentillesse des gens d'ici.
Mercredi 8 octobre, en avant midi exploration des lieux et recherche de billet d'autobus pour Marrakeche.Agadire est bien jolie,mais pas typique du Maroc.C'est plutot une station balnéaire pour touriste européen.Je recherche vraiment les vrais marocains du désert. En apres-midi,rapidement je suis retourné au bateau,un vent fort s'est levé remplie de sable
qui me fouettais la figure ,j'en avait dans les yeux et bien sur a cause d'un hublot ouvert,vous imaginez ce que c'était dans le bateau...Voila quelque chose de typique au Maroc.
Donc au lendemain matin en route pour Marrakeche.Le long de la route, de hautes montagnes passant de beige au pourpe,jalonnent le chemin sinueux que notre chauffeur un peu fantasque fait peur au dames du car en dépassant même dans les côtes montantes.
De beaux arbres,des arganiers dont ils extraient l'huile d'argan, parsement les montagnes.
En approchant de Marrakeche,de grandes plaines tantôt dénudé,tantôt planté d'oliviers et de même le long de la route, des haies de cactus offrant leurs fruits(figue de barbarie ou poire cactus)n'attendent qu'a être cueillis.
Marrakeche est bruyante,polluée mais tellement vivante.Partout sur les routes de la ville c'est le bordel total, genre de truc que j'aime bien et qui dépayse a fond.Les ânes tirant leurs voiturette cotoient les camions fumant le diésel.Les chevaux ne sont pas en reste.Les mobylettes fume plus que les camions,les voitures,les taxis,les autobus et tout au son d'une musique magnifique:le klaxon.
Le souk,tout le monde se retrouve au souk.Qu'es-ce que j'ai aimé me ballader dans ces ruelles étroites oû on y retrouve de tout, même des dentiers usagés et des dents.Oui,oui,le gars vendait des dents,il en avait une pleine boite.J'ai bien aimé discuter avec ces gens de commerce.Yoseph m'a même invité a manger avec lui dans l'arriere boutique du couscous de sa mama.Trop bon.
Shami,le beau pere de Cédric,nous a invité dans son restaurant mais vraiment marocain.C'est un palais,décoré de mosaique,de peintures,plâtre sculpté et deux musiciens marocains créaient l'ambiance.
Au lendemain,promenade dans le jardin de Majorelle.En plein centre de la ville,rien de mieux pour une bonne bouffée d'air et et reposer les oreilles.J'ai même rencontré Michelle Torr et lui ai demandé pour me rappeller un extrait de la chanson qui avait pogné au Québec.Elle m'a chanté un p'tit bout et j'ai contiué un peu.. Emmene moi danser ce soir,joue contre joue et serré dans le noir...
Les grands parents de Cédric et Hélene sa mere,nous ont invité dans leur jolie apparte a diner.Depuis le temps(11ans) que je connais Cédric,il était temps.Des gens simples accueillant avec qui je me sentais bien.J'ai demandé a Hélene pour voir un petit village typique du Maroc.Demain on ira au hasard .
Apres plus d'une heure de route de Marrakeche,j'aperçois un village en flanc de colline.Cest ça que je veux voir.
Douar Chams c'est le nom du village. Il n'est même pas écrit sur le bord de la route.Du bas du village ,Hélene et moi commençons a marché dans la ruelle sablonneuse.Une dame handicapée d'un bras sasse des grains de blé avec sa fille probablement. Je vais les salué et continue ma route une quinzaine d'enfants nous suivent.Je suis impressionné par ces maisons construitent de terre et paille mélangé qu'on laisse séchée.De petits jardins cloisonnés de branchages agrémentent le village.Bien des gens nous observent.Pour encourager le ''dépanneur'' du coin j'achete des bonbons que je distribues aux enfants.
Tranquillement,suivit de mes nouveaux amis(es),nous revenons vers la voiture quand tout a coup,cette dame qui sassait le blé nous invites chez elle dans sa maison de terre.La chance que j'attendais je ne la manque pas.
Fatima,handicapé d'un bras parce que Allah l'a voulu,nous offres de diner chez elles.Assis autour d'un plat de lentilles, sur des tapis marocains posés sur la terre, toute la famille y est rassemblée.Fatima me verse de l'eau sur les mains avec une jarre, trois fois je frotte mes mains pour ensuite partager le repas avec du pain qu'on sauce. Délicieux. Moments magiques pour moi.Elle me montre sa cuisine.Sa cuisiniere,tout simplement deux trous dans la terre avec un petit grillage pour soutenir les plats.Mais tout est propre dans cette maison de terre.Nous devons partir,Fatima qui fait a peine la cinquantaine en a l'air de 70,me serre bien fort contre elle,j'ai les yeux en bouillis. Choucrane Fatima et Kinsh allah.(merci Fatima et q'Allah fasse qu'on se revoit).
Voila ce que je voulais que le Maroc m'offre.Mercredi 15 oct. 2008, Brania quitte pour La Graciosa dans l'archipel des Iles Canaries avec un capitaine enchanté.
Sylvio
Depuis La Rochelle,nous avons visité l'ile d'Aix gorgée de mures sauvages comme j'en ai jamais vue,délicieuses nous en avons bouffé mais pas a peu pres.
Arret sur l'Ile d'Oléron et rencontré dame Colette qui a ouvert une bonne bouteille de Champagne pour nous.Nous avons remonté la Charente et découvert Rochefort et ses musées et Soubise,la fleurie,la belle ptite commune
charentaise.Autant a Rochefort qu'a Soubise les québécois étaient attendus.Le Fleurs de lysé volait partout même dans les bureau de la tres belle Hotel
de ville de Soubise ou l'équipage de Brania a été invité pour un apéro.Dommage que nous avons été le seul bateau québécois a profiter pleinement
dela gentillesse des gens de cette belle région qui nous attendaient les bras grand ouvert.On nous a meme offert la gratuité de la marina de Rochefort ainsi
qu'a Soubise.Tout un cadeau.Salut a tout nos amis français,avec regret,Nous avons quitté la Charente pour la Corogne en Espagne,mais autre pays autre découverte.J'ai adoré La Corogne,qu'est-ce qu'elle est belle cette ville et animé,propre,plein de parcs et l'architecture des batiments quel soucis ils ont du détail.
Nous avons continué notre route vers le sud tout en découvrant les grandes baies du N-O de l'Espagne et les villages qui les entours.
C'est a Ares en voyant plein de gens ,a marée basse,les pieds et les bras dans l'eau ,le cul en l'air que j'ai été voir une dame agée pour savoir
quel est le trésor tant recherché,elle a pris le temps de m'exliquer et m'a meme montré a les récolter et les cuires.Ces p'tites moules qui se cachent sous le sable a marée basse sont succulentes.
Le Portugal nous attendait,mais déception,les portugais sont froids,les batiments sont tres mal entretenu,en fait rien n'est entretenu dans ce pays.On me dit que se sont des gens fiers, mais fiers de quoi??.Une chance que la Sainte-Vierge est apparrue a Fatima.Ça ammene des touristes.La, par contre j'avoue,
j'ai bien aimé.En tant que catholique,j'ai prié la Madone de continué de nous protégé sur Brania et lui ai demandé pourqoi elle est venue au Portugal??
Elle est comme moi, je crois,elle ne savait pas.
De Lisbonne,samedi avec empressement nous avons levé l'ancre pour Agadire au Maroc.Apres 4 jours de mer nous avons amarré le bateau mercredi dans
la marina d'Agadire.Premiere impression, des gens tres attachants, et la culture,la musique, les paysages,les édfices n'ont rien a voir avec l'Europe et encore moin avec l'Amérique.Laissez moi découvrir ce pays magique,je vous en reparlerai.
Sylvio Coté
De Brania
28 septembre
La dernière partie du voyage a été une montagne d'improvisations!! Les filles ont quitté le voilier lors de la première escale du Brania à Lacoruña en Espagne. Elles ont décidé de partir, avec leurs sacs sur le dos, découvrir l'Espagne et le Portugal. Ensuite, elles devaient rejoindre les gars à Lisbonne au Portugal et repartir vers le Maroc.
En Espagne, nous avons visité 3 villes: La coruña, Bétanzos et santiago de Compostello. En arrivant à Bétanzos, le moral n'était pas très fort. La chaleur accablante, les gros sacs à trimballer partout et une ville qui semblait fantôme. Nous avons sillonné les petites rues à la recherche jolis monuments. Une balade un peu décevante jusqu'à ce que nous découvrions un parc qui cachait des passages souterrains, une végétation luxuriante, des monuments asiatiques et un puit initiatique (peut-être). Le parc en vaut vraiment le coup, il nous sort complètement de la réalité et nous glisse dans la peau d'Indiana John!!!!
Santiago de Compostello fut une escale de "repos". Un avant-midi pour visiter la cathédrale de Santiago qui est bondée de pélerins. L'intérieur est enjolivée d'orfèveries, de sculptures saintes et d'un immense orgue qui vaut le coup d'oeil. Il y a pleins de prêtres qui sont cachés derrière les portes d'un cubicule de confession. Il suffit de s'en approcher pour voir surgir une petite tête chauve en soutane !! C'est bien rigolo à voir! Pendant le reste du séjour, nous avons magasiné et avons goûté à l'ambiance des bars espagnols qui est assez "hot"!! Juste avant de repartir, nous avons dîner dans un restaurant chinois et Laurence s'est fait servir une genre de bouette à l'ananas. On pouvait y lire le dégout mélanger à une déception totale. Croyez-moi elle n'est pas prête à retourner manger chez les Chinois. De mon côté, j'ai perdu un de mes jolis souliers de jardinier orange. Encore une fois, une chasse au gogounes s'est imposée!!
Nous sommes descendues au Portugal en train. Première escale à Braga, nous avons passé la nuit dehors et avons dormi au travers la végétation d'un rond point. C'est définitivement un truc à ne pas recommencer, ce n'est pas du tout réparateur comme nuit... Au petit matin, nous avons mis le cap sur Bom Jesus. C'est un joli monastère situé au haut d'une montagne et entouré d'un parc et de sentiers pédestres. Au cours de l'ascencion, le chemin de croix nous était présenté dans différentes chapelle à chaque nouveau palier que nous franchissions.
Ensuite, nous avons pris le bus jusqu'à Porto et sommes arrivées en fin de soirée. Nous avons dû marché plus de 2hres pour rejoindre l'auberge de jeunesse, merdouille. Le dodo a été bon ! Visite de la ville tranquillo et dégustation de Porto ont agrémenté nos 2 journées.
Nous avons été séduites par l'auberge de jeunesse de Guimaraès qui est située dans un vieil édifice retapé!! Nous avons fait la connaissance d'Inès, une allemande qui étudie le droit à Coimbra, avec qui nous sommes allées visiter Le palace des ducs et le Castello. C'était bien sympa !! D'ailleurs nous l'avons revu à Coimbra et sommes allées prendre un verre avec. Elle nous a ensuite amené dans un lieu où allait ses amis... Un cours de danse de folklore portugais, incroyable, nous avons tenté d'apprendre les pas. C'était une belle soirée et surtout, c'était différent que de visiter des monuments!!! En avant-midi, nous étions allées visiter les ruines de Conimbriga. Ce site (ruines romaines) est rempli de murs de pierres et demande beaucoup d'imagination pour rebâtir les lieux et la vie de l'époque.
Nous avons mis le cap sur Sintra. Une jolie petite ville touristique près de Lisbonne. Je ne me souviens plus très bien du nom, mais il s'agissait d'un palace et d'un énorme parc rempli de passages souterrains, de lacs, de grottes, de monuments et un puit initiatique très profond. Séduction assurée!! En après-midi, Laurence est allée faire de la randonnée pédestre pour accéder à un somptueux palais.
Dernière escale, Porto: nous y sommes de retour!! Nous avons décider de revenir rejoindre les gars, car nous avions vu tout ce que nous avions ciblé dans notre petit guide de voyage. Laurence a décidé de partir pour l'Italie où elle y passera la prochaine semaine et moi je pars pour la France. J'ai un vol qui part pour le Québec le 7 octobre prochain, alors on se revoit tous bientôt!!! Ce fut un voyage essoufflant!!
Du côté des gars, je ne peux pas vraiment vous raconter. Je sais qu'ils ont bourlingué de baies en baies en Espagne et qu'ils ont visité des jolies îles à la hauteur de Vigo et les voilà maintenant à Porto d'où ils repartiront lundi prochain avec Laurence, la copine de Cédric qui est venue le rejoindre. La prochaine destination du Brania est Lisbonne!
Consultez le site officiel de la traversée pour connaître notre position.
Des nouvelles quotidiennes de Brania en mer:
http://reseauducapitaineconam.blogspot.com/
Si vous souhaitez être tenus au courant des mises à jour du site, laissez-nous votre courriel sur brania@live.ca
Mot du capitaine
4h30 En route vers l'Espagne
En ce dimanche matin, je fais mon quart. Il n'est pas encore passé 24 heures depuis notre départ de Soubise. Poussé par une brise du nord-ouest, mon voilier suit tout doucement le chemin que la lune lui trace par son reflet sur la mer. Quelle paix, quel silence, je suis pris de nostalgie et je me souviens...
Je me souviens de tous ces gens que j'ai rencontré depuis notre départ de Québec. Bien sur, de tous les équipages des voiliers québécois que nous avons, de plus en plus, cotoyé au fil des milles et des escales. Des liens solides se sont créés entre nous, et que dire des équipages français: des frères, des soeurs tout simplement. Salut Jean-Yves d'Agapanthe! Une bonne poignée de main à ton petit fils Thomas. Salut à Matin des îles, Rolland, Didier et Michel! Que dire de l'équipage d'Arduenne, Vincent et Bruno qui m'ont organisé une balade, à titre d'invité, sur Joshua. Quelle fierté j'en garde! Brania porte fièrement les yeux de Joshua. Merci à Claude de Hobby. Salut à Serge du Marvinest. Mes amitiés à Jacques le capitaine de Joshua.
Et quel plaisir nous avons eu sur la ferme de Sylvie et de Rolland dans la région du massif central. Nous les avons gâté d'une fondue au chocolat. Mes amitiés à Jean-Marc et des Puces nautiques de La Rochelle. Salut à Lili et Michel Moisan, vous êtes supers! Salut Françoise, navigatrice et grande amie de Marie-Claude. Gros bisous à Marie-Claude et Antoine du Noorvarder. Sans Marie-Claude, Brania n'aurait pas découvet l'île d'Aix, l'île d'Oléron, la Charente, Rochefort et Soubise la belle.
Merci à Françoise et Alain de Rochefort pour la belle réception. Grâce à toi Françoise, les Côté d'Amérique connaissent maintenant le village de leur ancêtre Jean Coste: Montagne au perle en Normandie.
Que dire de Joel-Pierre l'ancien militaire, l'ancien fruitier, l'historien maritime, le photographe connu de tous les Rochefortais. Mes amitiés Joel ainsi qu'à Michel le meilleur bosco de France!
Salut à Jean-Louis et Maryse de Royan de Myriam, Laurence et moi. Merci, Paulette et Paul de Soubise pour l'apéro à l'hôtel de ville, mais surtout pour votre amitié. Le meilleur capitaine de port est là, à Soubise! Salut Jipé, merci pour tout, mais attention au drapeau du Québec... Il s'envole. Salut à tous, Soubise votre pâtelin est attachant, fleuri, verdoyant: félicitation . Je vous fais la bise.
Eh bien ça y est! Devant Brania la lune se couche, le chemin de lune disparaît tranquillement,c'est dommage. Comme vous le savez, les belles histoires finissent toujours bien. Eh oui, à l'arrière du Brania se lève le soleil, un nouveau départ! En espérant tous vous revoir.
Sylvio Côté capitaine de Brania
Nous partons en fin d'après-midi pour le Portugal. Aux dernières nouvelles, nous ne semblons pas faire d'escale en Espagne... Je vous en reparle d'ici là! Ici, les plans sont sujets à de fréquents changements!Vous aurez accès à une entrevue ayant pour thème "le retour aux sources" en visitant cette adresse internet : http://www.mativi.fr/fiche-456-9177455295-Des-Quebecois-retournent-a-la-source.html
11 septembre
Eh bien, au risque de vous surprendre, nous sommes toujours en terre française! Depuis le 6 septembre, l'équipage était séparée. Les filles sont allées faire un tour à Paris alors que les gars ont navigué vers Rochefort.
Les péripéties de Laurence et Myriam en région parisienne!
Nous avons quitté La Rochelle par le train en direction de Chatellerault, à partir d'où nous avons fait du pouce. Une petite dame un peu hyppie nous a conduit quelques kilomètres plus loin dans sa voiture 2 vitesses!! Quelle expérience! En soirée, alors qu'on pensait monter la tente pour s 'abriter du mauvais temps qui pointait à l'horizon, un ange nous est apparu! Un charmant monsieur nommé Alain se rendait justement à Paris. Il a offert de nous héberger pendant la fin de semaine et nous a eu des billets pour visiter la Seine en bateau. Et, ce n'est pas tout, le musée du Louvre était gratuit pendant la journée de dimanche. Pendant notre séjour, nous avons visité le château de Versaille, la Cathédrale de Notre-dame de Paris, l'église sacré-coeur, les champs Élysées, la tour Eiffel (Que je ne trouve pas si belle) et le quartier de ''Montmarte''. Alain nous a fait faire un tour de la ville lumière en soirée, sans oublier de passer devant le Moulin rouge. (J'ai peut-être insisté un petit peu !!) Dimanche soir dernier, nous avons partagé une fondue au chocolat avec Alain et ses deux filles supers sympas qui ne connaissaient pas ce dessert exquis!
Lundi matin, nous avons quitté Paris avec Alain qui se rendait à Poitiers. (une ville où l'on voulait arrêter voir des amies à notre retour et visiter le futuroscope, ce n'est pas merveilleux!?) Ce cher Alain a des contacts partout! Il nous a eu des billets à rabais pour le futuroscope. Nous avons eu bien de la chance de rencontrer cet homme.
Pendant notre séjour à Poitiers, nous avons hébergé à l'auberge de jeunesse et sommes allées visiter le futuroscope qui est un centre d'animation 3D et de simulations virtuelles. C'est un parc d'attraction plaisant au concept original. Nous avons passé la soirée de mardi dernier avec Estelle et Valérie (les accompagnatrices de la région pendant notre superbe semaine d'activités), une soirée qui devenait de plus en plus inespérée en raison du manque de communications, j'ai jamais autant courru après les téléphones publics!!
Mercredi matin, nous avons pris le train pour Rochefort. Annecdote de la journée: je (Myriam) téléphone à Cédric pour connaître le point de rencontre (la joie du décryptage téléphonique quand le réseau est brouillé). J'ai entendu : Je suis à La Rochelle, on se rejoint à la Corderie royale vers 17h -18h. Laurence et moi avons passé 4hres à vedger dans le parc de la Corderie royale jusqu'à ce que l'on rappelle pour se faire dire que le bateau était derrière le bâtiment de la Corderie!! En attendant Laurence qui était partie téléphoner, je me suis faite donner de la bouffe par un mec qui devait croire que j'étais itinérante, un peu traumatisant! (Ma petite mémère tu ne me reconnaîtreras pas, mais je crois qu'en revenant je vais me procurer un cellulaire, ça peut être pratique!!)
Les péripéties de Sylvio, Cédric et Michel!
Jeudi le 4 septembre, Brania a quitté La Rochelle en direction de l'île d'Aix. Nos trois équipiers ont exploré l'île pendant une bonne partie de la journée et se sont gavés de mûres. Ils ont aussi fait la cueillette d'huîtres. Ils sont repartis en fin d'après-midi pour remonter vers Rochefort par la Charente. Le Brania est passé dans l'ombre de fort Boyard qui est finalement moins impressionnant que l'on imaginait. En soirée, les gars ont fait une escale à Soubise où Jean-Pierre un ami de Marie-Claude les attendait avec un drapeau québécois.
Vendredi, les gars sont allés visiter la petite ville de Soubise et ont été invité par le substitut du maire à l'hotel de ville pour prendre l'apéro et en apprendre davantage sur l'historique de la ville. Ils ne sont pas passé incognito à Soubise, ils sont allés sonner l'angélus 7 fois plutôt que 6!! En soirée, ils ont rejoint Rochefort non loin de Soubise. Les gars ont assisté au vernissage de Tao une artiste allemande d'oroigine vietnamienne. Ils ont ensuite fini la soirée dans un petit resturant de Rochefort où, encore une fois, Sylvio a dévoilé ses talents de chanteur en faisant une prestation privé de ''travailler c'est trop dure''. (Vous savez maintenant qui demander pour l'ambiance des partys de famille!)
Samedi et dimanche ont été des jours tranquilles pendant lesquels, nos trois monsieurs ont visité Rochefort. Sylvio est allé visiter le musée de Pierre Lotti qui est un grand marin. Il a été très impressionné par la décoration et la richesse des pièces. Ils ont fait un petit bond sur l'île d'Oléron pour aller accueillir Le Noovarder (le bateau de Marie-Claude) qui revenait des Açores. Comme le vet la tradition des marins, une soirée tranquille sur Brania a été organisée pour fêter l'arrivée de l'équipage.
Lundi et Mardi ont permis de remettre le bateau en ordre et de faire quelques courses en prévision de notre départ pour le Portugal. En soirée, les gars ont été invité à prendre l'apéro chez Joel Pierre, un historien qui a offert, lors de cette occasion, un livre sur l'histoire navale de Rochefort à Sylvio. Puis, ils ont fini la soirée autour d'une bonne bouffe chez Alain et Françoise (des amis de Marie-Claude qui ont fait une recherche sur Jean Coste, l'ancêtre de Sylvio). Ils ont été reçus comme des Rois !
Mercredi, c'était l'ouverture du Grand Pavois (un salon nautique de grande envergure) de La Rochelle. Les gars sont allés y faire un tour et en ont profité por revoir les copains québécois qui sont toujours au bassin des chalutiers. Une journée de cache-cache, ils se sont perdus pendant un bout de temps et ils se sont cherchés le reste du temps !! Petit souper convivial à bord du Brania avec les copains de Rochefort.
3 septembre
Nous nous préparons à quitter Larochelle pour aller vers Rochefort. Sylvio, Michel et Cédric remonteront la Charente (le fleuve de la région) jusqu'à Rochefort alors que Laurence et Myriam iront faire un tour à Paris sur le pouce. Le départ est prévu pour le 4 septembre et nous avons prévu de nous retrouver le 10 septembre à Rochefort pour poursuivre le voyage vers l'Espagne et le Portugal. Les 3 gars seront accompagnés par Marie-Claude, une navigatrice fort sympathique qui habite à Rochefort.
Le temps de la semaine est ennuyeux et pluvieux.
Sylvio a posé sur les deux côtés de la proue de Brania des yeux en mémoire du bateau de Moitessier. Ce grand navigateur qui est né en Indochine a vécu parmis des pêcheurs qui avaient pour tradition de poser des yeux de leurs dieux sur leurs embarcations, afin de conjurer les mauvais esprits. On poursuit la tradition!
La dernière semaine a été remplies de découvertes! Des activités ont été organisées pour nous faire profiter au maximum des atouts du département de la Charente-maritime. Nous avons visité des villes fortifiées (Brouage, St-Martin, Larochelle), un ancien site de fabrication de cordage en fibre naturelle pour les navires (Corderie Royale), un chantier de construction sur lequel on tente de rebâtir la bateau de Lafayette, une ville ostéricole (culture de moules), des vignobles avec dégustations, des marais salants (où l'on récolte du sel) et nous avons fait une balade en gabarre sur le fleuve Charente. Au travers cette horaire chargée, nous étions conviées à des dîners, soupers et cocktails par les différentes municipalité que nous visitions. Pour agrémenter la soirée de samedi dernier, nous avons partagé le souper avec 2 filles bien sympa du conseil général de la Charente. Des moments remplies d'émotions comme je l'ai mentionné précédement.
Laurence et Myriam ont été invitées par un couple à aller séjourner à Royan et à visiter un site gallo-romains à Saintes. Ce fût très apprécié et enrichissant! Jean-Louis nous a raconté l'Histoire de sa ville et découvrir les plages et les anciennes stations balnéaires de la Renaissance. Il nous a aussi fait goûter au fromager: un pain gâteau fait avec du fromage (Ça ne ressemble pas à nos pains au fromage!) C'est délicieux!
Sylvio s'est fait offrir une balade sur Joshua, le voilier de Bernard Moitessier. Un homme qui a accompli un tour et demi du globe sans escale. A dream comes true ! Par une jounée ensoleillée et tranquille, il a revécu avec d'autres camarades qu'il avaient invités l'histoire de ce grand navigateur qui leur a donné un jour l'envie de naviguer.
Laurence, Sylvio et Myriam ont passé les 3 derniers jours au centre de la France, dans le Massif central où nous avions été invité par Sylvie, Rolland et Mélissa que nous avions rencontré sur les pontons de Larochelle. C'est un beau petit coin d'agriculture et de ferme laitière, cette région ressmble pas mal à l'Estrie. Nous avons fait de la rando au Puy de dôme. Du sommet, on pouvait appercevoir la chaîne d'anciens volcans présents dans la région. Ensuite, nous avons pris la voiture et sommes allés à la découverte des fromageries. Il y en a une qui nous a épatté, elle possède une vieille cave de pierres pour faire vieillir les fromages. Un séjour bien relaxe en campagne et fortement apprécié!
Nous voilà donc tous réunis à Larochelle où nous resterons jusqu'à la semaine pochaine pour remettre le bateau en ordre et faire l'épicerie. Nos prochaines destinations devraient être Rochefort, l'Espagne et le Portugal. Nous devrions croiser le fort boyard sur notre route!
23 août
Voilà déjà une semaine que nous sommes arrivés à Larochelle, jolie terre d'accueille. Nous avons découverts les ruelles, les restos et l'ambiance de festival de la ville. Quelques soirées entre les navigateurs ont été organisées dans les petits bistro du coin pour célébrer notre arrivée. La fête recommençait tous les soirs, à l'arrivée des nouveaux membres de la flottille. Nous avons même eu le loisir de faire découvrir la poutine du Québec à nos chers compagnons français.
Les 4 jours d'activités ont débuté! Quelle joie de se retrouver tous ensemble, entre navigateurs Québécois et Français, pour partager des coktails aux saveurs de la place. C'est incroyable la vie que nous menons ces temps-ci! Nous sommes attendus à des réceptions par des personnalités de la région qui ont pris le temps de venir nous glisser un petit mot et nous souhaiter la Bienvenue. Les journées sont incroyablement bien remplies, nos hôtes nous font bien découvrir et profiter de leur région: Poitou-Charente. Une toile de liens d'amitié s'est tissée, au cours de la traversée. Nous étions au début des étrangers venant de chaque côté de l'Atlantique partageant la même langue ainsi qu'une Histoire commune. Puis, nous avons osé franchir la distance qui nous séparait pour retrouver l'origine de notre nation et les cousins français. Les cousins français, nah, les frères. Quelle solidarité! Quelle galère! Nous l'avons fait, nous avons franchi l'Atlantique! Wow! C'est génial, c'est touchant, c'est remarquable de voir tous ces gens sur les quais qui ont suivi notre épopée et qui prennent la peine de venir nous saluer! Nous réalisons, de plus en plus, l'exploit non seulement physique mais culturel que nous avons accompli. C'est réussie, l'Atlantique nous a laissé passer. Ce n'est pas mission accomplie, mais le début d'une mission!
Merci beaucoup pour vos bons souhaits d'anniversaire.
Quelle belle aventure,quelle belle aventure que cette traversée de l'Atlantique que nous venons de réalisé.Un défi incroyable.
Que de chemin parcouru depuis ma belle enfance ou je passais mes étés a me construire des radeaux avec les vieux piquets de cedres qui trainait en arriere du garage afin de pouvoir ''naviguer'' sur la riviere a Martinville et jouer au pirate avec les p'tits Veilleux en se lancant des pommettes.
Et maintenant, de me retrouver ici a La Rochelle en France, bastion de la voile française et berceau de la francophonie d'Amérique, a bord de mon beau voilier Brania avec lequel nous sommes arrivées premier au deux étapes, faut je le dise,j'en suis trop fier et une traversée parfois un peu difficile mais combien enrichissante ,je vous assure de ma grande fierté.
Apres l'accueil tres hospitalié et conviviale des Açoriens ,nous avons quitté Punta Del Gada
jeudi le 7 aout un peu avec retard voulu, sur les autres voiliers de la flottille,afin d'esperer les rattrapper et les dépasser bien sure,(bouteille de champagne en jeux).Nous sommes donc arrivé les premier samedi le16 aout vers 4 hres du matin sous un beau claire de lune.
A peine le temps de dormir un peu que déja nos cousins français nous ont offert des sacs a chaque membre d'équipages remplis d'infos mais aussi de p'tits cadeaux de bienvenue tres intéressants tel que des billets d'entrée pour la plupart des musées de la région en plus bien sure d'une petite bouteille de cognac.De plus,nous aurons 5 jours d'activités complets (visites organisées avec plusieurs repas d'inclus)et quelques cocktail avec les élus du coin.Il n'y a aucun frais pour la marina jusqu' au 1 er septembre au moin et compte tenu du prix des quaiages ici c'est un cadeau de tres grande valeur.
Apres ces belles surprises,une autre plus surprenante nous attendait,Laurence, Myriam et moi sommes allés au marché faire provision de fruits et viandes fraiches que les commerçants et leurs clients en reconnaissant notre accent disait tres fort dans le marché ''Les québécois sont arrivés''et voyant nos T-Shirt avec l'effigie de Brania une vieille dame me dit'' mais vous etes du Brania,je vous suis depuis votre départ de Québec a tout les jours..
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Je me dois de vous parler des équipages des autres voiliers avec lesquels et tous sans exception français ou québécois on s'entraide,se visite d'un bateau a l'autre,se conte des histoires et bien sur avec une petite coupe a la main discutons de ce qui nous unis tous,la mer, la voile,les voyages, les péripéties de l'un,de l'autre.De grandes amitiées se crée présentement.
Apres tout, nos cousins français, ne seraient t'ils pas plutot nos freres français,parce que la France est la Mère Patrie du Québec bien sur et de toute l'Amérique française.
Salutation a tous
et tres spécialement a vous tous cher confreres et consoeurs du Légufruits,Je sais que vous travaillez tres dure, je vous en suis des plus reconnaissant.Un gros merci.
Sylvio
16 août
Nous y voilà, nous avons traversée l'Atlantique nord!!!
Nous avons atteint Larochelle en début de matinée, vers 4h30.
Avant notre arrivée et avant de voir quoi que ce soit du continent, nous étions aux aguets pour apercevoir les premières lueures des phares qui se pointeraient à l'horizon. D'un coup on a aperçu des lumières au loin. Nous étions confus. Est-ce un bateau ou un phare... mais ce n'est pas constant ... une explosion alors (hihihi). On apercevait au loin des feux d'artifices. Quel spectacle!
Deux grandes tours se dressaient devant nous à notre arrivée à Larochelle, le patrimoine de nos cousins français se dessinait devant nous. Une histoire que nous avons bien hâte de découvrir et de voir!
14 août
Nous nous attendions à ce que le vent forcisse aujourd'hui, mais ce n'est pas le cas. Nous sommes pénards et profitons de ce moment de tranquilité, car on ne sait jamais ce qui peut arriver... En fin d'après-midi, la drisse de grande voile a cassé. Nous avons remballée la grande voile et profiterons de l'escale à Larochelle pour tout remettre en ordre. Un peu plus tard, nous avons rencontré un grain au cours duquel le tangon à complètement plier en deux. Sylvain ne peut définitivement plus mettre ses crocs, la mer lui en a réquisitionné un!
13 août
Les conditions de navigations se sont beaucoup améliorées. Le vent et les vagues ont diminués d'intensité ce qui ne nous a pas empêché de filer à une vitesse de 6,5 noeuds. Aujourd'hui, c'est la fête du capitaine: Sylvio! Nous lui avons préparé un beau gâteau aux cerises de Betty Crocker!! Il a un peu pris l'inclinaison du bateau! Nous avons débouché un petit vin açorien et dégusté un repas de viande.
11 août
Nous en sommes à notre 5e journée en mer. Nous sommes au coeur d'une dépression ou sévit des vents de 30 à 40 noeuds. La voilure a été réduite: nous avons pris 3 ris dans la grande voile. La mer est impressionnante! Nous assistons à un spectacle de déferlentes qui ont entre 15 et 20 pieds de haut! La proue du Brania se fait quelque fois engloutir par l'eau. Le déchainememt des éléments nous permet de gobber du millage et de réduire notre temps en mer. Nous avons pris de l'avance sur les autres voiliers de la flotille, des centaines de milles nous séparent. Nous dormons à temps partiel et mangeons de la bouillie. Vive la bouffe préfaite! Comparativement aux autres équipages qui ont encore le coeur sur la flotte, nous nous en tirons bien. Les 3 règles d'or pour éviter d'être malade: contrer la faim, la fatigue et le froid.
7 août
Le bon temps passé a Sao Miguel ne sera bientôt qu'un souvenir. Nous partons pour Larochelle dans les prochaines heures. Le ravitaillement en eau et en bouffe a été fait, nous sommes prêts a passer les deux prochaines semaines en mer, loin de toutes terres. Qu'est-ce qu'on fera de tout ce temps qui s'écoule pour vous mnute par minute. La gang est mieux préparée mentalement, chaque membre est conscient de ce qui les attends. On lève la grande voile et on se reparle dans deux semaines.
Nous venons de finir le souper. C'est la pétole! Il n'y a plus de vent, ni de vagues: une mer d'huile. Nous avons été contraint de partir le moteur, quelle emmerde! C'est bruyant comme engin, mais ça nous permet de manger les milles qui nous séparent de la France.Samedi 2 août
Nous avons passé la dernière semaine à bourlinguer d'île en île. Nous avons loué une petite voiture pour visiter Florès. Les paysages sont époustouflants! La verdure abonde et le relief est très accidenté. Il y a quelques petits villages dispercés ici et là, mais sur la route il n'y avait pas un chat. En soirée, nous avons fait un joli feu de camp sur la plage avec des branches de bambous, on est loin de nos buches d'érables!
Notre seconde destination fut Horta sur l'île de Faillal. Au port d'Horta, il y a un mur taggé d'emblême et de noms de bateaux qui sont passés par là. Hélas nous avons manqué de temps pour faire notre tag. Les gars ont profité d'un petit bistro "Peter's bar" qui a vraiment une grande réputation chez les marins. C'était un endroit où l'on entreposait le courrier destiné aux navigateurs en mer.
Nous avons rejoint Punta del Gada sur l'île de Sao Miguel, notre dernière destination aux Açores. Nous comptons y rester au moins jusqu'au 7 août. D'ici là on visite on profite du soleil et du beau temps. Nous nous sommes payés la traite dans un petit resto sympathique et typique des Açores, pour célébrer l'anniversaire de Sylvain. Le lendemain soir, nous avions l'intention d'aller dans un bar pour écouter un band de la place, mais on s'est fait refusé l'accès en raison des crocs à Sylvain que le doorman ne consiérait pas assez classes!! C'était bien marrant! Nous avons découvert le marché municipal où les fruits sont juteux et délicieux. Ça faisait un bon bout de temps qu'on mangeait des fruits en canne, alors vous imaginer le plaisir que nos papilles gustatives ont eu!! Demain, le 3 août, nous avons une visite de l'île de prévue et un dîner traditionnel. Nous avons bien hâte de découvrir Sao Miguel, en plus il y aurait des bassins d'eau chaude naturels.
Samedi 26 juillet
Nous voilà enfin arriver aux Açores! Nous sommes sur une petite île nommée Florès où il n'y a que 4000 habitants. Ce petit coin de pays est merveilleux! Il y a de jolies fleurs le long des routes et des petits murets de pierres, c'est bien différent de nos gardes de fou. Les gens de la place sont hyper accueillants bien qu'ils se font rares. Cet avant-midi, on a eu droit a une petite ride dans la benne d'un pick-up. Nous avons vécu un changement d'heures en accéléré.
Mercredi 23 juillet
Il ne reste plus que 4000 miles avant d'arriver à Flores! Nous avons un bon vent qui nous pousse à 7.5 noeuds, à cette vitesse nous devrions mettre pied à terre dans 2 jours. Ce matin, le soleil brille et il fait chaud, nous en avons profité pour prendre de la couleur!
Nos derniers jours ce sont pratiquement tous ressemblés; un faible vent qui nous permettait de filer à 4 noeuds. Au cours d'une journée tranquille et brumeuse, Sylvio a eu l'idée d'aller photographier le Brania sous toute sa voilure. Nous avons donc mis l'annexe à l'eau et tout préparer pour cette petite aventure qui se termina par l'enroulement d'un fil à pêche dans l'hélice du dinghy et par une partie de cache-cache dans le brouillard. Ce n'est pas bien long qu'on n'y voit plus rien dans l'épaisseur du brouillard et que nos points de repères s'effacent: nous avons appris...
Lundi dernier, le pain commençait à se faire rare et nous avons réussi à avoir une recette via la B.L.U. (Radio émetteur) Laurence et moi avons concocté des pains blancs et du pain aux raisins, ce fût un vrai délice!
Mardi 15 juillet
Pouff! Je crois que nous avons eu la visite d'une fée cette nuit! À notre réveil, c'est la forme pour chacun, nous pouvons enfin manger normalement, un repas consistant. Nous sommes toujours à l'affut de Bertha, on n'aimerait pas la rencontrer! C'est une belle journée de navigation: la mer est calme et le vent nous pousse à 6 noeuds.
Mercredi et Jeudi 16 et 17 juillet
Deux belles journées tranquilles, nous ont permis plus de confort et un moment douche. Comme le dirait Sylvain: Ca remonte le morale des troupes! Mercredi soir, nous avons eu notre premier couché de soleil en mer. Un moment magique... Laurence qui jouait de la guitare sur le pont et les autres qui profitaient du paysage au large! Que dire de jeudi, la journée des petits gâteaux de Betty. Quel délice! Puis vint le moment de la pêche, on dit qu'il faut être patient... On a donc manger de la bologne, je dirais... Encore!
Dimanche 13 juillet
Ce matin, nous étions dans l'anse à Beau fils, un petit village après le rocher percé que nous avons croisé hier soir sur notre route. (Y a-t-il une légende pour ce rocher ?) Encore une fois, la météo nous a demandé un réajustement de cap, alors on oublie les îles de la madeleine. Dommage. Par contre, celà nous a permis de rencontrer deux "roadtrippeux" bien sympathiques, Charles Edmond et Chloé qui sont partis de Mont Laurier pour découvrir les paysages du Québec! À la votre! Laurence et moi (Myriam) sommes allées explorer les sentiers pédestres du coin, le terrain était érodé et plusieurs arbres déracinés, nous avons dû improviser un parcours à travers ce chaos!! En soirée, c'est un départ vers les Açores. Dès notre sortie du port, le temps était gris, la mer submergeait le pont et le vent était bien présent! L'estomac sur la flotte, nous mangeons peu : un régime de chips et de réglisses! Les premiers jours furent légèrement pénibles, teintés d'un manque de sommeil et d'une période d'adaptation.
Samedi 12 juillet
Nous partons pour les îles de la madeleine cet après-midi, bien que Bertha ne soit pas actuellement un problème majeur!! On part à la découverte de notre coin de pays !
Vendredi 11 juillet
Rivière aux Renards est un petit village, il fait froid, on porte nos gros chandails de laines et paradoxalement les gens de la place sont en short!! Aujourd'hui, c'est définitivement la première journée ensoleillée, quel bonheur! Notre départ était prévu pour demain, mais étant donné l'évolution de Bertha (tempête tropicale) qui se dirige vers le nord, la date sera probablement déplacée.
Sylvain a décidé de poursuivre le voyage avec nous jusqu'en France. Quelle bonne idée buddy!
Mardi 8 juillet
C'était beau de voir tous ces gens réunis, au Yacht club de Québec, pour nous souhaiter bon voyage. Il y en avait partout, certains étaient réunis à la marina puis au vieux port et d'autres étaient sortis sur leur bateau pour nous accueillir sur le fleuve. Une trentaine de voiles se sont levées ensemble, ce fut un moment magique et fort en émotions. Quel beau départ!
Nos journées de navigation ont été très pasibles, nous avions un bon vent pour nous porter et le soleil brillait. Dès notre première nuit, les tuques, les manteaux et autres vêtements chauds ont fait leur apparition. À bord, une journée de navigation type ressemble à manger, dormir, grignoter, faire la sieste, profiter du paysage et se divertir. Le moment culminant de la journée est le souper, il s'agit à peu près du seul moment où les équipiers sont réveillés en même temps.
Nous comptons rejoindre Rivière aux Renards en fin de soirée. Tous les membres à bord se portent bien et aucun d'entre eux ont été sujets au mal de mer!
Dimanche 6 juillet
Le grand jour est enfin arrivé! Les préparatifs sont terminés et font maintenant partis du passé. Nous sommes prêts! Nous prendrons le large en fin de soirée aux côtés d'une trentaine de voiliers québécois et français. Nous estimons notre temps de navigation jusqu'à Rivière aux Renard en Gaspésie à 3 jours. La vie à bord pendant une traversée de plusieurs jours est quelque peu différente des balades journalières puisque nous continuons de voguer pendant la nuit et que chaque membre de l'équipage doit participer aux quarts. Nous nous relayons aux 4hres environ, pour faire la vigie, pour s'assurer que le cap est bon et que les voiles sont biens ajustées. Les principales difficultés de la navigation sur le fleuve sont la proximité des côtes et l'abondant transport maritime. La proximité des côtes empêche la régularité du vent et demande un réajustement des voiles fréquent. C'est donc ici, à Québec, que notre aventure sur les traces de Champlain commence! Nous tenterons de vous redonner de nos nouvelles une fois rendue en Gaspésie.
Mercredi 2 juillet 2008
Nous avons quitté St-Paul de l'île aux noix il y a une semaine. Nous avons rejoint d'autres participants de la traversée à Sorel pour matter le bateau (le mat était enlevé afin de pouvoir passer sous les ponts). Cette ville était censée n'être qu'une escale sur notre chemin vers Québec, mais comme il y a toujours des embrouilles sur un bateau, nous y sommes restés quatre jours. En effet, la transmission du moteur était défecueuse. Le temps est une mesure qui devient complètement abstraite quand on navigue, car le rythme, la cadence de l'aiguille se fait remplacer par le vent et les forces de la nature. Par contre, dans notre cas, le temps revenait à l'assaut, la pression du deadline. Enfin, Sylvio, Sylvain et Michel, des gars qui n'ont pas arrêté de travailler, de ''gosser'' pour trouver les pièces manquantes, ont fait des arrangements au niveau du gréement, des panneaux solaires, etc.
L' idée de ne pas être à Québec pour le départ et pour les festivités nous décevait; une année de préparation pour finalement manquer le summum, le départ, la transition entre l'aspiration et le ' Nous y voilà enfin'. Contre toutes attentes, ce matin, grâce à notre mécano Sylvain, nous avons quitté Sorel et nous voilà maintenant en route vers Québec que nous devrions gagner demain matin. Les haubans (les câbles d'aciers à babord et à tribord qui tiennent le mat) devront être changés une fois arrivés. Nous tenterons d'être prêts pour le grand départ!
Nous sommes arrivés au Yacht club de Québec en soirée, mercredi, le courant de la marée a doublé notre vitesse et nous a permis de rentrer au port plus tôt que prévu.